Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Présidentielles américaines : les néocons de retour ?

La rédaction
visites
797

Le 22 février 2012 (Nouvelle Solidarité) – Dans un lutte intense entre les partisans et les opposants d’une guerre en Iran, les néo-conservateurs de l’ère Bush se sont regroupés – pour l’instant — autour d’un favori dans la course à la candidature républicaine pour l’élection présidentielle de novembre prochain : Mitt Romney.

Romney avait annoncé, en octobre dernier, la formation d’un « groupe de conseillers » afin de l’orienter dans sa campagne. Parmi les 22 membres de ce conseil spécialisés dans les affaires étrangères, 5 d’entre eux, dont Robert Kagan, ont été associés au Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC), connu pour sa promotion acharnée d’une invasion de l’Irak à la fin des années 90. Kagan, avait cofondé le PNAC avec William Kristol en 1997. Dans les six années qui ont suivi sa fondation, le PNAC avait envoyé pas moins de 15 lettres « ouvertes » à des Présidents américains (dont une à Clinton) demandant une invasion, sous prétexte d’éliminer les « armes de destruction de masse de Saddam Hussein » ou bien ses supposés « liens avec al-Qaïda ».

Cinq autres membres de l’équipe Romney avaient signé au moins l’une de ces lettres, incluant Eliot Cohen, membre du Comité de libération de l’Irak, aujourd’hui disparu. Les quatre autres sont : Paula Dobriansky, sous-secrétaire d’Etat sous George Bush, affectée aux « affaires globales et à la promotion de la démocratie » ; Vin Weber, un membre fondateur du PNAC ; John Lehman, membre du Conseil national de sécurité de George Bush  ; et Ileana Ros-Leitinen, député de Floride et actuellement présidente du très belliqueux Comité des affaires étrangères de la Chambre des représentants.

Même si Romney évite de mentionner le mot « Bush » dans ses discours publics, plus de la moitié de ses 22 conseillers avaient servi dans l’administration Bush, incluant l’ancien bras droit du vice-président Dick Cheney, Eric Elderman, co-auteur d’un récent article dans le numéro de novembre de la revue Foreign Affairs, intitulé : « Pourquoi Obama devrait éliminer le programme nucléaire iranien ».

Il n’est pas étonnant que le programme de Romney en matière d’affaires étrangères ait été baptisé, lors de sa publication en octobre dernier, « un siècle américain ». Tout ceci a contribué à la récente montée en puissance vers la guerre, incluant le soutien sans faille à Israël, décrit comme étant le « plus proche allié des Etats-Unis au Moyen-Orient » et faisant face « à des problèmes de sécurité accrus ».

L’archi-néocon John Bolton a décrit Romney comme étant le « conservateur idéal », selon le journaliste d’Infowars Alex Jones. Mais prenez garde, car un Bush peut en cacher un autre. Dans les coulisses s’avance effectivement Jeb Bush, également membre fondateur du PNAC, et toujours prêt à servir de candidat de compromis entre les différentes factions du Parti au cours de la prochaine convention, là où sera nommé le candidat républicain à la prochaine élection présidentielle. Tous ces néocons ne verraient sûrement aucun inconvénient à se mettre au service d’un autre Bush.

Contactez-nous !