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Privatisation des retraites : la tactique de la peur ne fonctionne pas comme prévu

La rédaction
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Sidney Blumenthal, ancien responsable du gouvernement Clinton, rédige une chronique hebdomadaire dans le Guardian et le magazine online Salon. La semaine dernière, il écrivait : « La peur a assuré à Bush la présidence, lui a donné sa "mission" et lui a permis de rester en fonction. » C’est ainsi que lui et ses conseillers ont constamment martelé sur les thèmes du « 11 septembre », du « terrorisme » et de « Saddam Hussein ». Maintenant, ils essaient de faire de même avec le système des retraites - en brossant un tableau effroyable de la prétendue faillite du programme public - mais cela risque d’avoir l’effet d’un boomerang, car les Américains ne voient guère d’équivalent entre « la guerre au terrorisme » et « la guerre au New Deal ».

« Lors de ses rassemblements [de Bush], les foules ont applaudi à ses paroles contre le terrorisme, comme si c’était un remake nostalgique de sa campagne, puis elles sont tombées dans un silence hébété. Ses explications tarabiscotées sur la Social Security étaient si confuses que Bush a dû s’interrompre pour demander : "Est-ce que cela a du sens ? C’est un peu vague". » Il s’est alors à livré à une explication pour le moins incohérente, tout en promettant d’y « travailler » plus.

« Une semaine après son discours sur l’état de l’Union, centré sur la Social Security, la Maison-Blanche a admis qu’elle n’avait aucun calendrier précis pour sa proposition. La pièce maîtresse urgente du second mandat de Bush reste donc en suspens, indéfiniment. (...) La dynamique des événements à l’étranger et à l’intérieur l’a transporté en un lieu inconnu, où des complications peuvent le piéger à chaque instant . »

Des républicains se démarquent des plans de l’administration Bush

Hormis Olympia Snowe, du Maine, d’autres sénateurs républicains ont ouvertement exprimé leurs réserves vis-à-vis du plan de pillage de la Social Security élaboré par le gouvernement. Chuck Hagel (Nebraska), espoir présidentiel pour 2008, notait dans le New York Times du 5 février qu’il sera très difficile de faire passer la privatisation : « Il s’agit probablement du programme le plus réussi et le plus important que nous ayons eu en Amérique. On doit se poser des questions ». Le Boston Globe a également cité ces propos tenus par Hagel juste avant l’arrivée du président Bush dans son Etat : « Je ne sais pas si nous pourrons adopter un projet de loi cette année. Si oui, c’est bien. Mais il est plus important de prendre le temps de réfléchir au problème, de sorte que (...), quel que soit le projet arrêté, [les gens] soient confiants que nous n’allons pas remettre en cause le concept de Social Security . »

Pete Domenici, du Nouveau Mexique, généralement un inconditionnel de Bush, a déclaré au Washington Post : « Cela prendra un certain temps avant de voir de quelconques signes indiquant que [un tel projet] a une chance. S’il n’a aucune chance, pourquoi le présenter ? » Même Rick Santorum (Pennsylvanie), qui vient d’être choisi par son parti pour diriger la campagne en faveur de la privatisation, l’a reconnu : « Nous avons beaucoup de boulot, non seulement auprès du peuple américain, mais dans nos propres rangs ».

A la Chambre des représentants, les républicains sont encore plus francs. Le plus critique est James Mccrery, président de la sous-commission sur les retraites du Ways and Means Committee, qui s’oppose à la proposition de Bush pour financer des comptes de retraite privés avec les cotisations obligatoires prélevées sur les salaires, au lieu de laisser ces sommes dans la Caisse des retraites publique (Social Security Trust Fund). Pour lui, cette proposition sera certainement rejetée par l’AARP (American Association of Retired Persons) et « probablement par tous les démocrates de la Chambre et du Sénat. Ce n’est pas un bon point de départ », commenta-t-il au Washington Post.

Le rejet le plus explicite du projet de Bush, qui inquiète tout élu républicain souhaitant se faire réélire en 2006, vient de la députée de Floride, Ginny Brown-Waite. En accompagnant le président Bush lors de sa récente visite à Tampa (Floride) pour promouvoir sa réforme, elle déclara qu’elle ne lasoutiendrait pas. « Il n’était pas très content quand je lui ai dit que je ne voulais pas boire le Kool-aid », dit-elle, en référence à la boisson empoisonnée ingurgitée par les membres de la secte Jim Jones, juste avant leur suicide collectif au Guyana en 1978.

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