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Proche-Orient : de la feuille de route à la route de la guerre

La rédaction
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L’attaque aérienne israélienne contre la Syrie a été lancée la veille du 30ème anniversaire de la guerre du Yom Kippur, lancée le 6 octobre 1973. Cette attaque sur le territoire syrien, la première en 20 ans, peut être considérée comme un prélude à l’expulsion ou à l’assassinat du président palestinien Yasser Arafat, et aussi à une attaque contre les installations nucléaires iraniennes.

Le Premier ministre Ariel Sharon est clairement soutenu par le courant dirigé à Washington par le vice-président Dick Cheney et le numéro deux du Pentagone Paul Wolfowitz. Selon une source israélienne avec qui nous avons parlé, « ils sont toujours aussi attachés à leur plan de base : détruire l’Iran et la Syrie et faire d’Israël la puissance dominante dans la région, tout en chassant les Palestiniens au-delà du Jourdain ». De toute évidence, Washington a accepté de ne pas réagir à l’attaque israélienne.

Lors du débat au Conseil de sécurité sur le raid israélien, l’ambassadeur américain à l’ONU, John Negroponte, a refusé de critiquer Israël, se contentant de fustiger la Syrie pour sa position « du mauvais côté dans la lutte contre le terrorisme ». Pour leur part, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ont dénoncé le raid, le qualifiant d’ « inacceptable ».

L’attentat suicide du 4 octobre dans un café de Haïfa, revendiqué par le Djihad islamique, était en fait prévisible. La kamikaze s’est fait exploser pour venger l’assassinat ciblé de son frère et de son cousin, tous deux membres de cette organisation. Dans les semaines ayant précédé l’attentat, les généraux de Sharon ont continué à mener des assassinats ciblés, éliminant au moins 10 militants palestiniens, dont le dirigeant du Djihad islamique à Jénine, la ville même d’où venait la kamikaze.

En outre, le gouvernement Sharon a lancé une série de provocations en contradiction flagrante avec la feuille de route, sans susciter aucune critique substantielle de la part de l’administration Bush. Le cabinet israélien a approuvé le tracé de la « barrière de sécurité » - le « Mur de Berlin » proche-oriental - enfermant du côté israélien pas moins de 60 000 Palestiniens et des milliers d’hectares de terres agricoles palestiniennes.

Dans les jours qui ont précédé l’attaque contre la Syrie, le gouvernement Sharon a annoncé le lancement d’un appel d’offre pour la construction de 550 nouveaux logements dans les colonies en Cisjordanie. Malgré ces provocations flagrantes, le secrétaire d’Etat Colin Powell a simplement déclaré : « Nous sommes aussi préoccupés par l’activité de colonisation de la part des Israéliens », exprimant en même temps ses « préoccupations » à propos du mur. Cependant, l’administration Bush refuse de supprimer ses garanties de prêts, bien qu’elle soit légalement tenue de le faire si Israël continue à dépenser cet argent pour construire des colonies ou le mur dans les territoires occupés. A signaler que l’ambassadeur américain en Israël, Dan Kurtzer, est parti en vacances et que l’émissaire spécial américain pour la feuille de route, John Wolf, a également quitté Israël.

Tandis que les « préoccupations » de Washington ne constituent nullement une gêne pour Ariel Sharon, Lyndon LaRouche a, quant à lui, appelé l’administration Bush à suspendre toute aide économique et militaire à Israël en raison de ces provocations.

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