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Proche-Orient : le non sommet a débouché sur un non accord

La rédaction
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Il est peu probable que le sommet du Charm el-Cheikh aura accompli sa tâche principale qui était d’empêcher, d’ici les élections américaines de novembre, l’explosion d’une crise stratégique totale au Proche Orient. Le sommet n’a débouché sur aucun accord, c’était en quelque sorte la continuation de ce qui se passait dans les rues des territoires palestiniens - pierres, fusils et hélicoptères d’assaut en moins. La déclaration finale lue par Bill Clinton, et présentée comme un « accord », était plutôt un appel à « garder les choses en l’état » jusqu’aux élections américaines.

Entre-temps, sur le terrain, la situation s’est s’aggravée, le nombre de morts augmentant tous les jours et les deux côtés perdant le contrôle de leurs forces. Alors que chaque jour voit de nouveaux enterrements en Cisjordanie et à Gaza, il devient impossible de calmer la rage de la population palestinienne. Selon la presse israélienne, des commandants israéliens locaux violent ouvertement les ordres pour soutenir des provocations de la part de colons israéliens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Lors du sommet arabe des 21 et 22 octobre au Caire, les chefs d’Etat et de gouvernement ont fait preuve d’un niveau de colère et d’unité qu’on n’avait pas vu depuis une décennie. Dans son discours, le président syrien Bachar el Assad a appelé les Palestiniens dans les territoires occupés et dans les camps de réfugiés de pays arabes voisins, ainsi que les Arabes israéliens à tirer les leçons du Hezbollah dans le sud Liban, qui a démontré, selon lui, qu’il est possible d’obliger Israël à se rendre à l’évidence et à se retirer de terres arabes occupées.

Depuis ce sommet, Ehoud Barak a suspendu le processus de paix, entamant des négociations officielles avec Ariel Sharon et le Likoud pour la formation d’un gouvernement d’unité nationale. Ces négociations reposent sur un plan de séparation unilatérale en vertu duquel Israël se retirera unilatéralement de certaines parties de la Cisjordanie, tout en gardant le contrôle plein et entier d’importantes zones, y compris les colonies. Les réseaux d’eau et d’électricité israéliens et palestiniens seraient séparés. Sharon a déjà fait savoir qu’il n’accepterait ce plan que si Israël conserve toutes les colonies et les points d’importance militaire et stratégique, ce qui laisserait aux Palestiniens moins de 50 % du territoire cisjordanien.

Les Palestiniens ont catégoriquement rejeté tout plan de ce type, annonçant leur intention d’y résister fermement. L’idée de « séparation unilatérale » a également été critiquée par le général Shlomo Gazit (cr), ancien directeur du renseignement militaire israélien, qui est cité dans la presse israélienne : « Nous avons besoin d’un Premier ministre courageux qui dira [aux colons israéliens] : « Je regrette que nous vous ayons trompés pendant 33 ans et que nous ayons amené 170 000 personnes à peupler ces territoires. Désormais, la frontière passera ici. Nous recommandons que vous partiez, mais ceux qui veulent rester seront des citoyens de la Palestine. » Je ne vois pas d’autre possibilité. On ne peut pas le faire par petits bouts. » Il est tragique, selon le général Gazit, qu’aucun Premier ministre n’a eu la volonté ni le pouvoir de mettre en oeuvre une telle politique. Par conséquent, « seule l’épée d’Alexandre de Macédoine pourrait couper le noeud gordien que nous avons noué par myopie au cours des 33 dernières années. »

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