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Produits dérivés et fraudes comptables font de nouveaux dégâts

La rédaction
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Selon une source de la City, connue pour sa prudence, « les chances d’un accident majeur dans le domaine des produits dérivés à base de crédit sont très fortes » en ce moment. Ainsi, plus de 600 milliards de dollars de ces dérivés pourraient disparaître en fumée.

Cet analyste cite en exemple l’American International Group (AIG), qui s’est progressivement démarqué de son activité traditionnelle d’assurance pour se lancer de plus en plus dans l’échange d’instruments financiers « innovants » comme les produits dérivés. Ce groupe est dirigé par Maurice Greenberg, connu également pour ses activités dans le monde obscur du renseignement politique anglo-américain, particulièrement en Asie. Le 20 février, on a remarqué l’absence de M. Greenberg à une grande conférence du secteur de l’assurance, aux Bermudes. Le lendemain, on apprenait que la Securities and Exchange Commission (SEC) avait sommé l’AIG de fournir des informations sur son rôle dans une éventuelle fraude comptable au sein du groupe de services financiers PNC. AIG est la plus grande compagnie américaine d’assurances et la deuxième société financière en termes de capitalisation boursière, après Citigroup.

En même temps, JP Morgan Chase qui, avec ses 24 000 milliards de dollars de produits dérivés, est le plus grand trader au monde dans ce domaine, fait l’objet d’une enquête de la part de la Réserve fédérale de New York dans le cadre de l’affaire Enron. La Fed examine en particulier les échanges entre JP Morgan Chase et Enron via la filiale offshore de JP Morgan, Mahonia Ltd, basée dans les îles anglo-normandes.

Dans le dernier numéro de Barron’s, Christopher Whalen se demande si nombre de grandes banques ne sont pas déjà des « hommes morts en train de marcher » (en référence aux condamnés à mort se dirigeant vers leur sort), à cause de leurs énormes pertes sur produits dérivés. Le marché des produits dérivés de gré à gré - qui échappe à toute régulation surpasse de loin ce qu’on peut appeler poliment une « couverture », note-t-il. Les produits dérivés de gré à gré « constituent une pyramide spéculative qui implosera en l’absence d’un afflux constant de nouveaux participants ».

Par ailleurs, la bulle du logement aux Etats-Unis est de plus en plus instable. Le Wall Street Journal du 20 février se demandait si Fannie Mae ou Freddie Mac ne seraient pas le prochain Enron. Ces deux géants américains en opérations hypothécaires achètent des hypothèques à des banques locales, les regroupent et les transforment en titres qui sont alors vendus à des investisseurs institutionnels comme des banques, des fonds de placement ou des compagnies d’assurance. L’article intitulé « Fannie Mae Enron ? » note la situation précaire de Fannie Mae, due à son exposition en produits dérivés basés sur du crédit à risque.

Une forte baisse des prix actuellement surgonflés des logements pourrait provoquer un désastre pour Fannie Mae et Freddie Mac, qui représenterait une menace systémique pour le système financier, obligeant en retour le gouvernement à effectuer le plus important renflouement de l’histoire. Dans un article du Washington Post du 20 février, l’économiste Robert Samuelson décrivait le secteur du logement comme « le dernier marché en hausse » de l’économie américaine. En moyenne, les logements valent actuellement 1,6 fois le revenu personnel disponible des Américains qui veulent acheter, et le « taux d’augmentation des prix est insoutenable ».

En Allemagne, un membre du conseil d’administration de la Bundesbank, Edgar Meister, a mis en garde le 20 février contre « l’augmentation significative des risques » pour le système financier international, se référant à Enron, à l’Argentine et au Japon. Suite à la quasi-faillite de la Berliner Bankengesellschaft, des grandes banques allemandes vont bientôt se trouver, selon lui, en grande difficulté.

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