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Programme nucléaire iranien : donner une chance à la diplomatie

La rédaction
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Le 20 février, les pourparlers ont repris à Moscou entre la Russie et l’Iran, sans pré-condition posée de part ni d’autre. Les discussions entre les délégations devraient être centrées sur la proposition de Poutine de créer une usine conjointe d’enrichissement d’uranium en territoire russe, qui fournirait du combustible aux centrales nucléaires iraniennes.

Ces derniers temps, les deux parties s’étaient engagées dans un bras de fer verbal et certains experts russes avaient laissé entendre que si l’Iran n’acceptait pas la proposition russe, la Russie se verrait obligée de soutenir une action auprès du Conseil de sécurité. Mais le climat s’est significativement amélioré la semaine dernière, et certains signes indiquent que les Russes et l’AIEA seraient prêts à tenir compte de la revendication iranienne de se doter d’une installation d’enrichissement sur son propre territoire.

Le 16 février, le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov a déclaré que si l’Iran suspendait ses activités d’enrichissement pendant un certain temps, on pourrait par la suite envisager de lui permettre des capacités sur place. « Lorsque le temps aura permis de rétablir la confiance et la transparence, on pourrait revenir aussi, je pense, à l’application du droit qu’a effectivement l’Iran de développer l’ensemble du secteur de l’énergie nucléaire. » C’est le type de déclaration que les Iraniens attendaient depuis longtemps. Lavrov déclara explicitement que la Russie ne voterait pas des sanctions au Conseil de sécurité, qui ne feraient qu’exacerber les tensions.

Le lendemain, selon des diplomates occidentaux, le directeur de l’AIEA Mohammed El Baradei estima qu’il serait difficile de trouver un compromis sur le programme nucléaire iranien sans lui accorder le droit à une activité d’enrichissement à petite échelle. Selon un diplomate proche de l’AIEA, il ne s’agit pas là, pour el Baradei, d’un soutien à la revendication iranienne, mais tout simplement d’une reconnaissance de la réalité politique. Faisant écho à Lavrov, le directeur de l’AIEA estime également que la transmission de ce dossier au Conseil de sécurité ne pourrait que conduire à l’affrontement. Toujours selon le même diplomate, il pense que dans le cadre d’un compromis, on pourrait permettre à l’Iran de faire fonctionner une usine pilote d’enrichissement d’uranium à petite échelle, sous réserve d’un contrôle strict. Il en aurait parlé avec les autres membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.

Le 17 février, le gouvernement iranien a fait savoir, par l’intermédiaire de son ambassadeur à Paris, qu’il allait soumettre le protocole additionnel au Traité de non prolifération, qu’il a déjà accepté, au Parlement de Téhéran pour ratification, à condition que l’Iran soit autorisé à utiliser des « centrifugeuses modernes, proposées par certains chercheurs américains et britanniques, qui ne permettent qu’un enrichissement limité. Si ces garanties sont acceptées, l’Iran acceptera de soumettre au Parlement la ratification du protocole additionnel. »

Développement important : le 18 février, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki s’est félicité de la suggestion d’El Baradei : « Nous saluons l’opinion positive de nos amis envers la question de l’enrichissement en Iran même, et la considérons comme un pas en avant. Nous avons toujours été d’avis, pour ce qui est de la question nucléaire, qu’il fallait considérer deux côtés : d’une part, dissiper les doutes de certains pays quant aux activités nucléaires civiles de l’Iran en fournissant les garanties nécessaires, et d’autre part, défendre le droit légitime de la nation iranienne de développer l’énergie nucléaire dans des buts pacifiques ».

Lyndon LaRouche estime que la proposition russe est une solution viable, au moins à court terme. Il faut accepter le droit de l’Iran à l’énergie nucléaire, sachant qu’il est de toute façon impossible de supprimer la technologie nucléaire. Pour ceux qui veulent sérieusement désamorcer la crise, il importe de créer les circonstances dans lesquelles le gouvernement iranien verra qu’il n’est pas dans son intérêt de développer un programme militaire.

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