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Qu’est-ce que la « stratégie sudiste » ?

La rédaction
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Comme l’a souligné Lyndon LaRouche, l’élection présidentielle de cette année s’est déroulée suivant un scénario connu sous le nom de « stratégie sudiste ». Le démocrate Al Gore comme le républicain George W. Bush sont des composantes d’une « coalition confédérée », partageant et incarnant les valeurs associées à la Confédération sudiste de 1860-1865.

Les Etats de la Confédération, qui défendaient l’esclavage et s’opposaient par conséquent à la libération des esclaves, firent sécession des Etats-Unis, provoquant la guerre civile (1861-65) que les forces de l’Union, dirigées par le président Abraham Lincoln, finirent par gagner. C’est l’héritage de cette Confédération que les milieux de Wall Street tentent de faire revivre aujourd’hui. C’est un fait qui devrait inquiéter au plus haut point non seulement les Afro-Américains descendant des esclaves, mais tous ceux qui se préoccupent de l’avenir de l’Amérique.

La stratégie sudiste moderne a été conçue à partir de 1966, dans le cadre de la campagne du républicain Richard Nixon, afin de regagner la présidence américaine, perdue en 1960 face à John Kennedy. Ce n’est pas un hasard si l’année 1966 coïncide avec le lancement de la politique postindustrielle aux Etats-Unis, car la notion de stratégie sudiste n’est pas seulement géographique. Il s’agit surtout d’un effort pour revaloriser la politique agraire, féodale et anti-industrielle que représentaient les Etats esclavagistes du Sud.

Ces valeurs sont toujours relativement plus fortes dans le sud des Etats-Unis que dans le reste du pays. Al Gore, un néoconfédéré des temps modernes, est l’auteur d’un livre à forte tendance écologiste et féodale, Earth in the Balance. Quant à Nashville, la capitale du Tennessee, l’Etat de la dynastie Gore, c’est le fief des idéologues et des écrivains de la tradition confédérée qui se dénomment les « agrariens de Nashville ».

Dans le sud des Etats-Unis, l’idée de propriété terrienne avait été érigée en principe presque divin ; les esclaves n’étaient pas considérés autrement qu’un simple bien. On voit clairement le parallèle entre cette idéologie et la notion, aujourd’hui hégémonique, de « profit aux actionnaires » quelles qu’en soient les conséquences pour les salariés.

Le président démocrate Franklin Roosevelt (1932-1945) rejeta les sympathies du Parti démocrate pour de telles politiques et John Kennedy tenta, au cours de sa brève présidence (1961-1963) jusqu’à son assassinat, de renouer avec les politiques de son prédécesseur. Pendant sa campagne électorale de1960, Kennedy ne suivit pas les recommandations de ses conseillers selon lesquels, pour gagner la présidence, il fallait tenter de séduire les électeurs blancs du Sud. Au cours de son mandat, il soutint de plus en plus les revendications du mouvement des droits civiques de Martin Luther King. Le successeur de Kennedy, Lyndon Johnson, était lui-même un démocrate du Texas ayant de nombreux liens avec les intérêts financiers néoconfédérés et leurs alliés de Wall Street. Néanmoins, il fit adopter certaines des lois les plus significatives en matière de droits civiques, surtout la Loi sur le droit de vote de 1965.

En 1963, tandis que Kennedy était encore président, des personnalités du Parti républicain commencèrent à soulever l’idée de lancer une stratégie présidentielle basée sur la récupération des électeurs blancs racistes du Sud et anti-droits civiques. L’opportuniste Richard Nixon, irrité par sa défaite de 1960, adopta cette stratégie. En 1966, pendant la préparation de sa campagne, il se rendit dans le Mississippi pour envisager avec des dirigeants du Ku Klux Klan comment annuler les « concessions » faites par Johnson au mouvement des droits civiques. Parmi ceux qui étaient présents, il y avait Trent Lott, aujourd’hui sénateur républicain du Mississippi et puissant dirigeant de la majorité républicaine du Sénat sortant, qui a par ailleurs publié des articles visant à salir la réputation de Lincoln. Pendant toute sa présidence (1969-1974), Nixon fut sous le contrôle d’un loyal serviteur de Wall Street, Henry Kissinger. Il est clair que les assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy ont donné un coup de pouce à la stratégie sudiste.

En 1976, reniant l’héritage de Franklin Roosevelt, les démocrates adoptèrent également cette stratégie sudiste alors que Jimmy Carter se trouvait à la Maison Blanche. Sous un vernis de « sentiments sincères » qu’il affichait à l’égard des Afro-Américains, Carter était un néoconfédéré raciste, entièrement manipulé par la Commission trilatérale et Zbigniew Brzezinski, le « clone » démocrate de Kissinger. Sous Carter, l’idéologie « agraire » et anti-industrielle devint manifeste dans la politique de « dérégulation » et de taux d’intérêt usuraires imposés par son président de la Réserve fédérale, Paul Volcker. L’économie américaine ne s’est jamais remise des ravages de la présidence Carter de 1977 à 1980.

Dans sa téléconférence du 12 décembre, LaRouche a expliqué que cette stratégie sudiste avait été poursuivie par le biais du « Projet démocratie », créé en 1982 sous l’égide de l’administration Reagan-Bush. Tout en louant du bout des lèvres la « démocratie », ce projet promeut des politiques oligarchiques de type confédérées, qui ont exercé une grande influence sur l’administration de George Bush Sr., de même que sur celle de Clinton-Gore, surtout au cours du deuxième mandat de Clinton, quand Gore a gagné en influence en menant campagne pour les présidentielles.

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