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Quand Musharraf dénonçait la main britannique derrière le terrorisme

La rédaction
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17 décembre 2008 (LPAC) — En 2006, le terroriste d’origine pakistanaise responsable pour l’enlèvement et le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl, a été identifié comme agent du service secret anglais MI-6 par l’ancien président du Pakistan, Pervez Musharraf.

Dans ces mémoires In the lines of fire, publiés en 2006, Musharraf affirme qu’Omar Saeed Sheikh, de nationalité britannique, « est né à Londres de parents pakistanais » en décembre 1973. Après son éducation primaire, Sheikh a passé quatre ans au Aitcheson College de Lahore au Pakistan. Ensuite, il retourna parfaire sa formation à la London School of Economics (LES) de Londres.

« Certains croient qu’Omar Sheikh, alors qu’il étudiait à la LES, a été recruté par le service secret MI-6 » écrit encore Musharraf. « On croit savoir que le MI6 l’a persuadé de participer activement aux manifestations contre l’agression serbe en Bosnie et qu’il fut envoyé au Kosovo pour rejoindre le djihad. A un certain point, il est probablement devenu un agent hors contrôle ou un agent double ».

Après son retour de Bosnie, Sheikh s’est rendu au Pakistan où il rencontra Maulana Abdul Jabbar, qui l’a amené à Khost pour y suivre un entraînement de guérilla. Par la suite, en 1994, il se rend en Inde et tente de négocier la libération de Maulana Masood Azhar, qui expurgeait une peine de prison de sept ans ferme pour avoir attisé un conflit au Cachemire.

En 1994, pour réussir à faire libérer Azhar, Sheikh et trois complices prenaient trois Britanniques et un Américain en otage. Bien qu’il relâchent les quatre otages, Sheikh fut arrêté et jeté en prison. Par la suite, sa libération fut obtenue en échange de la vie de passagers d’un avion indien pris en otage.

Auparavant, selon le Los Angeles Times, un diplomate britannique a pu s’entretenir à plusieurs reprises avec Sheikh en prison. Le registre de la prison indique l’existence d’au moins neuf rencontres entre Sheikh, son avocat, et une un diplomate britannique identifié comme M. Greenhall. Le Times, rapporte pour sa part que lorsque Sheikh était en prison en Inde, les services anglais lui ont offert la possibilité de refaire sa vie s’il révélait ses liens avec Al-Qaïda, une offre que Sheikh aurait déclinée.

Pourtant, une fois libéré dans l’échange d’otages négocié en décembre 1999 par Ibrahim Dawood, une figure importante du milieu de Mumbai, Sheikh a pu se rendre librement en Angleterre. C’était d’abord en 2000 et ensuite en 2001, si l’on en croit la presse anglaise et indienne. C’est à ce moment qu’on croit que Sheikh aurait transféré des fonds aux auteurs des attentats du 11 septembre.

Bien que condamné en juillet 2002 par un tribunal secret à la pendaison pour l’enlèvement et l’assassinat de Daniel Pearl, Sheikh semble toujours en liberté. Devant la cour, Sheikh a affirmé qu’il s’était mis à la disposition du service secret ISI, une semaine avant l’enlèvement de Pearl.

Notons que Pearl, le journaliste du Wall Street Journal, enquêtait sur les liens entre l’ISI et le terrorisme. Certains éléments de l’ISI sont entièrement sous contrôle britannique.

Pearl préparait également un documentaire sur Ibrahim Dawood, lui-même protégé par l’ISI et les anglais, et aujourd’hui de nouveau mis en cause dans les attentats de Mumbai.

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