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Quand la Troïka forçait la Grèce à exagérer son déficit...

La rédaction
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21 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – La presse hellénique rapporte que la Commission européenne aurait forcé le gouvernement grec à falsifier les statistiques de ses comptes nationaux afin d’imposer l’austérité brutale, alors que le pays venait de signer le premier plan « d’aide » de la Troïka formé par la BCE, le FMI et... la Commission européenne. Ces révélations, qui proviennent de deux membres de la direction d’ELSTAT, l’autorité hellénique des statistiques, ont amené lundi le procureur Grigoris Peponis à ouvrir une enquête préliminaire.

« Le déficit de 2009 a été artificiellement augmenté afin de montrer que le pays avait le plus grand déficit de toute l’Europe, battant même les 14% de l’Irlande » , a déclaré Zoe Georganta, professeur d’économétrie et membre du conseil d’ELSTAT, au quotidien Eleftherotypia . « Cela a permis de justifier des mesures lourdes contre la Grèce » . Le déficit grec a finalement été présenté à 15,4% alors qu’en réalité il tournait autour de 12%, a-t-elle expliqué. Selon son témoignage, les pressions sont venues de plusieurs responsables d’Eurostat, l’office statistique européen dirigé par la Commission européenne elle-même ! Eurostat aurait forcé la Grèce à intégrer dans ses comptes budgétaires les dépenses d’entreprises publiques, évidemment sans y incorporer leurs recettes ! Georganta a également expliqué que le Président d’ELSTAT avait rejeté les objections formulées à l’époque par les membres de son conseil, semblant ainsi indiquer une certaine complicité...

Alors que le scandale bouillonnait depuis plusieurs mois au sein d’ELSTAT et que d’énormes pressions étaient exercées pour empêcher le couvercle de sauter, le ministre des Finances a réagi la semaine dernière en annonçant un renouvèlement de tous les membres du conseil d’ELSTAT, à l’exception de son président.

Un autre membre du conseil et ancien vice-président d’ELSTAT, Nikos Logothetis, a lui aussi porté ces accusations, via un mémorandum adressé au procureur. Pour le discréditer, le président d’ELSTAT, Andreas Georgiou, l’a accusé d’avoir piraté sa boîte mail. Précisons qu’Andreas Georgiou est un ancien haut responsable... du FMI.

Puisque désormais ELSTAT est censé être un organisme indépendant du pouvoir (on lui reprochait en effet d’avoir systématiquement truqué à la baisse les statistiques grecques !), elle n’a de comptes à rendre qu’au Parlement, où l’opposition exige des réponses...

Rappelons quand même que les statistiques grecques étaient maquillées d’un commun accord depuis le début des années 2000, lorsque la France et l’Allemagne décidèrent d’intégrer la Grèce dans l’euro. Comme l’ont révélé Der Spiegel et le New York Times au début de la crise grecque, c’est Goldman Sachs qui avait mené l’opération grâce à de savant montages de produits financiers dérivés. A l’époque, le directeur de Goldman Sachs pour l’Europe n’était autre que... Mario Draghi, le prochain gouverneur de la BCE !

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