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Quand le BRIC se met le doigt dans l’oeil

La rédaction
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17 juin 2009 (Nouvelle Solidarité) — Hier s’est tenu le premier sommet des dirigeants du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), à Ekaterinbourg en Russie. Avant le sommet, les pays membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) se sont réunis à Ekaterinbourg. Le président russe Dimitri Medvedev les a appelés à utiliser leurs devises nationales pour commercer entre eux. Si le communiqué final ne contient pas un mot sur la création d’une monnaie de réserve supranationale, les financiers de la City ont visiblement réussi à imposer ce thème Keynésien lors des rencontres.

Bien que le Ministre des finances russes, Alexeï Koudrine venait de déclarer le contraire, Medvedev a exigé que l’on discute du remplacement du dollar comme monnaie de réserve mondiale, une initiative qui —si appliquée demain matin – fera s’effondrer toute l’économie mondiale comme un château de cartes.

L’économiste américain Lyndon LaRouche, qui milite depuis trente ans pour un nouveau système monétaire international plus juste, dénonce cette idée comme « suicidaire, et promue depuis Londres ». L’ancien premier ministre Eugeni Primakov a lui aussi exprimé de fortes réserves à son propos.

A Ekaterinbourg, en réponse à des questions de la presse, Arkady Dvorkovich, un conseiller de Medvedev, répondit que le sommet explorera la possibilité d’élargir le panier des divises sur lesquelles se base actuellement les Droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (livre, dollar, euro) et l’utilisation de monnaies régionales. Ainsi, on pourrait envisager « une partie des réserves en devises dans des instruments financiers de pays partenaires », disait-il.

Dans une fuite en avant devant la crise d’effondrement systémique qui s’abat sur eux, et aveuglés par l’idée psychotique que la monnaie est le fondement même de l’économie, les dirigeants du BRIC se contentent de réclamer « un rôle plus important » [pour eux] dans un système à l’agonie. Pour cela, ils exigent l’application immédiate des décisions du sommet du G20 du 4 avril dernier à Londres.

Le président brésilien Lula, toujours prêt à vendre l’escroquerie des agrocarburants, dans les pages du quotidien espagnol El Pais, plaida pour que les quatre pays du BRIC « exercent un leadership responsable dans le but d’aider à reconstruire un gouvernement mondial et un développement durable pour tous ».

Rappelons ici, que l’idée de la création d’un « lobby » de pays émergents a été promu par l’oligarchie financière afin de court-circuiter la proposition anti-crise de Lyndon LaRouche. Pour mettre les financiers hors état de nuire, LaRouche préconise depuis longtemps, comme point de départ, des accords équitables entre les quatre puissances majeures qui s’opposent, par leur culture et leur histoire respectives, à tout ce que représente l’Empire britannique : les Etats-Unis, l’Inde, la Chine et la Russie. Il s’agit de libérer toutes les nations des « systèmes monétaires » imposés par les banques centrales (en réalité gérées par des intérêts privées), grâce à un nouveau système de crédit productif public dont les objectifs et les orientations sont dictés par des « banques nationales » sous le contrôle des élus des peuples.

Cette proposition fit trembler le cœur des élites anglo-américaines. N’est-il pas étonnant que la banque d’investissement new-yorkaise Goldman Sachs fut parmi les premiers à faire des études suggérant que les quatre pays émergents du BRIC actuel pouvaient, grâce à leur forte croissance, devenir des dirigeants mondiaux en 2050, et ceci sans les Etats-Unis ?

Avant le sommet du G20 de Londres, Lord Malloch Brown et son compère, le spéculateur George Soros, sans oublier l’économiste Robert Mundell, se sont démenés pour convaincre les pays du BRIC qu’en « sortant » du dollar on leur accordera un strapontin plus confortable dans les dépendances du château de la Reine d’Angleterre.
L’influence britannique se reflète clairement dans le communiqué final du sommet qui appelle à la reprise des négociations multilatérales dans le cadre du cycle de Doha comme prévu par le G20.

A lire : la dangereuse illusion d’une monnaie mondiale

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