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Quand les Britanniques couvrent la coopération IRA-ETA

La rédaction
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5 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’assassinat brutal d’un chef d’entreprise espagnol, impliqué dans la construction du tronçon TGV entre Paris et Madrid, attire l’attention des enquêteurs sur les liens entre l’ETA et le renseignement britannique. L’ETA semble en effet disposer d’appuis considérables outre-Manche, comme le démontre l’affaire Inaki de Juana Chaos, un « ancien » d’ETA réfugié en Angleterre.

Condamné à 3000 ans de prison pour « l’exécution » de 25 personnalités espagnoles, De Juana Chaos a recouvré la liberté début août 2008, après avoir passé 21 ans en prison où il n’hésitait pas à fêter en grande pompe chaque attentat meurtrier commis par l’ETA contre des hommes politiques ou des syndicalistes.

Cependant, le 11 novembre, peu avant l’arrestation en France du commandant militaire présumé de l’ETA, Miguel de Garikoïtz Aspiazu Rubi, alias “Txeroki”, intervenue le 17 novembre, le juge espagnol Eloy Velasco somma les autorités britanniques de « trouver » et « d’arrêter » l’ex-terroriste qui avait refusé de répondre aux demandes de la justice espagnole.

Aussitôt remis en liberté, De Juana Chaos aurait fait lire sur la voie publique, au cours d’une manifestation en son honneur, un message incitant les militants de l’ETA à continuer la lutte armée.

D’après le quotidien britannique The Guardian, le juge, se fondant sur un rapport d’Interpol, affirmait que l’homme se cachait à Belfast ou en Irlande sous une fausse identité. Agissant pour De Juana Chaos, son conseil britannique Kevin R. Winters fit savoir que son client n’avait pas la moindre intention de comparaître devant la cour espagnole.

Cependant, selon le quotidien de centre-droit El Mundo, les enquêteurs se sont aperçus que l’adresse à Dublin dont se servait De Juana Chaos pour sa demande de permis de séjour, était la même que celle de James Monaghan, l’un des trois militants de l’aile dure de l’IRA recherché par les autorités colombiennes pour sa collaboration active avec le mouvement narco-terroriste, le FARC !

Jusqu’ici les autorités irlandaises ont décliné tout demande d’extradition des « Colombia Three » vers la Colombie, prétextant qu’aucun protocole n’existe en ce sens entre les deux pays. Fin novembre, la police irlandaise fit néanmoins une descente au domicile de Monaghan, où l’on trouva du matériel soupçonné de servir à la fabrication d’explosifs.

L’organisation terroriste ETA et l’IRA sont profondément impliquées dans le trafic d’armes contre drogue. L’infiltration massive de l’IRA par les services secrets britanniques est bien documentée. Celle de l’ETA par ce qui reste de l’appareil franquiste au sein de la police espagnole ainsi que des réseaux britanniques de l’OTAN (Gladio) est un autre secret de polichinelle.

En tout cas, à travers la « coopération amicale » que l’IRA pourrait offrir à d’autres mouvements terroristes, les services secrets britanniques ont un puissant levier sur le terrorisme international.

Sous la pression internationale, l’Angleterre a fini par s’exécuter. Le 15 novembre, De Juana Chaos était arrêté à Belfast. Cependant, un article du London Times relate qu’il fut relâché rapidement, après l’intervention de son avocat Sean Devine et le paiement d’une caution de 5000 livres. Placé sous contrôle judiciaire, le suspect est tenu de passer la nuit en prison et ne peut quitter le territoire. Le Times note amèrement qu’il vivait à Belfast depuis six semaines et qu’à peine une semaine après son arrivée, on lui avait attribué un numéro de sécurité sociale ouvrant droit aux allocations.

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