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Quand les banques centrales se relâchent, ça sent l’hyperinflation…

La rédaction
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7 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) –Le 5 mars entrera comme une date historique dans l’histoire du XXIe siècle, celle du début de la plus grande hyperinflation des temps modernes.

Car ce jour, pour la première fois depuis sa longue existence de 315 ans, la Banque d’Angleterre, par la voix de son gouverneur Mervyn King et du Chancelier de l’échiquier Alistair Darling, a annoncé qu’elle mettait en route la planche à billets. Il s’agit d’imprimer 75 milliards de livres (environ 85 milliards d’euros), première tranche d’un total de 150 milliards de livres. Après avoir baissé son taux à 0,5%, le gouvernement Britannique estime qu’il s’agit de l’arme ultime capable d’empêcher que l’économie britannique sombre dans une grande dépression ou « souffre » d’un « excès de déflation ». En réalité, l’argent fraîchement imprimé servira à racheter des emprunts d’Etat et des obligations d’entreprise, en bref, à colmater les brèches d’un système bancaire agonisant.

Cependant, même en Angleterre, personne n’est assez niais pour ne pas y voir le spectre menaçant de la grande crise hyperinflationniste de l’Allemagne de Weimar ou celle qui a ruiné plus récemment le Zimbabwe. Un éditorialiste du Telegraph note que « créer de l’argent, après tout, est une illusion – et, en temps normaux, conduit à une hyperinflation du type Zimbabwe ».

Le fait que la mesure est qualifiée, en termes techniques, de « quantitative easing » (traduit en français comme « assouplissement », ou « relâchement » quantitatif), a réveillé le talent de plusieurs caricaturistes outre-Manche.

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Un dessin dans le quotidien The Independant montre Gordon Brown poussant une brouette remplie à raz bord avec des billets sous forme de rouleaux de papier hygiénique. Brown y annonce : « Je ne fais que sortir pour un peu de relâchement quantitatif »… En bref, Gordon Brown annonce la couleur, méfions-nous des odeurs !

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De son côté, la Banque centrale européenne (BCE) a baissé jeudi ses taux d’intérêts d’un demi point à 1,50% et son président Jean-Claude Trichet a annoncé que la BCE n’exclut pas d’adopter à son tour des mesures d’assouplissement quantitatif pour stimuler l’économie. « Je ne veux pas en dire plus pour le moment », a-t-il indiqué, ajoutant que la BCE communiquerait à ce sujet en temps voulu.{}

En référence à ces propos, Christine Lagarde s’est félicitée que la BCE envisage des voies d’action « non conventionnelles » pour juguler la crise. « Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est de constater que, après la Fed, maintenant la Banque d’Angleterre, et peut-être la BCE -c’est en tout cas ce que laisse supposer les déclarations des uns et des autres- envisagent des mesures un petit peu alternatives et non conventionnelles », a-t-elle ajouté.

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