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Quand un valet de Soros prenait le thé chez un apôtre des Brigades rouges

La rédaction
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16 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Dans un article du New Statesman publié le 28 mai 2001, Mark Leonard, à l’époque à la tête du Foreign Policy Centre, le principal think tank du Premier ministre britannique Tony Blair, avant d’accéder à la direction de l’European Council on Foreign Relations (ECFR) financé par George Soros, fait l’éloge de l’idéologue des Brigades rouges, Tony Negri.

C’est dans son livre L’Empire, publié, évidemment à la Harvard University Press, que Negri se livre à une défense passionnée de la mondialisation, caractérisée par Leonard comme « une riposte, aussi bien aux lamentations de la gauche qui voient en la mondialisation l’incarnation du mal absolu, qu’aux fatalistes de droite qui le considèrent comme un fait accompli auquel on ne peut rien ».

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Fasciné par la chaleur humaine qui rayonne de ce grand intellectuel révolutionnaire, Leonard écrit : « J’ai rencontré Negri pour la première fois à Rome pour déguster du vin et du thé dans le confort bourgeois de son appartement spacieux. Ce pourrait être le lieu de résidence de n’importe quel intellectuel de gauche – à part qu’elle sert de prison. Cette histoire remonte à 1979, lorsque, bien qu’étant professeur respecté à l’université de Padoue, Negri fut arrêté et accusé d’être le "cerveau" secret des Brigades rouges, le groupe terroriste qui avait kidnappé puis exécuté Aldo Moro, le président de la Démocratie chrétienne. Negri fut formellement acquitté de cette accusation, mais accusé "d’insurrection armé contre l’Etat" et de “responsabilité morale” dans les affrontements entre les activistes révolutionnaires et la police à Milan dans les années 1970. »

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Reconnaissant en lui un allié pour promouvoir « l’Eurosphère » mondialisée, qui s’instaure au détriment des Etats-nations, Leonard rappelle que « pour Negri, toujours imprégné de l’optimisme d’une époque révolue, la mondialisation est une grande occasion : celle d’une économie basée sur la connaissance, dans laquelle la vie elle-même devient la "matière première de la production" et où les ouvriers sont libérés des machines lourdes du capitalisme industriel ; une chance également pour échanger la "démocratie représentative", qui tend à vouloir imposer des solutions uniformes sur des populations diverses, contre une nouvelle politique "d’expression" et un concept de citoyenneté globale, lorsqu’une population de plus en plus mobile échange des actions pour créer de nouvelles formes d’identité, et surtout, pour une politique de gauche qui se soucie de la liberté et de la qualité de la vie, plutôt que de revendications réductrices pour l’égalité entre couches de la société. »

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Leonard cite Negri, qui, afin de diaboliser l’Etat-nation, affirme que « la mort d’une société de masse nécessite de réinventer les institutions politiques afin d’éviter qu’elles perdent leur pertinence », parce qu’il « est impossible de définir ce que nous appelons "l’intérêt général" dans l’âge de la diversité. Et un "intérêt général" amorphe peut être totalitaire, ce qui implique qu’un instrument de la démocratie peut devenir l’opposé de ce pour quoi il fut créé. »

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Ainsi, observe Leonard, Negri promeut des politiques basées plutôt sur la participation directe que sur le mandat représentatif à travers des partis politiques, des syndicats ou d’autres groupes sociaux. Leonard cite encore Negri quand ce dernier donne sa bénédiction discrète aux émeutiers du Black Block : « Ceux qui manifestent à Seattle [contre l’OMC] bénéficient de ma sympathie. Ils ne revendiquent rien. Ils n’ont pas de programme. Ce qui est important, c’est qu’ils ont trouvé un espace pour une politique différente – une politique globale (…) Ce qui est important, c’est l’espace nouveau. »

A lire : Quand un Soros boy se plaint de perdre le contrôle sur Obama

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