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Quatre économistes néerlandais sonnent le tocsin sur la crise financière

La rédaction
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7 mai 2011 (Nouvelle Solidarité) — A la veille de la présentation par la Nederlandsche Bank (banque centrale des Pays-Bas) de son rapport biannuel sur l’état du système bancaire du pays, quatre éminents économistes et professeurs d’économie et de finances ont jeté un pavé dans la mare. Le 27 avril, à une heure de grande écoute, lors de l’émission Nieuwsuur, Ewald Engelen d’Amsterdam, Hans Schenk d’Utrecht, Arnoud Boot, conseiller de la banque centrale, et l’ancien PDG de la Rabobank Herman Wijffels ont sonné le tocsin.

D’après ces experts, une nouvelle crise bancaire nous menace, mais la classe politique ferme les yeux et refuse d’intervenir, alors que demain, tout peut à nouveau dérailler. Or, on ne peut pas laisser les banques avoir le dernier mot car elles sont encore terriblement faibles et recommencent à prendre des risques insensés. Pour Arnoud Boot, « le volume et la vitesse avec lesquels les banquiers prennent des risques est une bombe à retardement placée au cœur de notre économie ».

Pour sa part, le professeur Ewald Engelen d’Amsterdam affirme que si« à l’extérieur, les banques ont l’air fraîches et pimpantes, le pourrissement se poursuit à l’intérieur ». D’après lui, la partie épargne doit être séparée de la partie « casino » afin que plus jamais les dépôts ne puissent servir d’amortisseur pour la spéculation. « Les politiques estiment que le sujet "semble compliqué" et que le débat sur le foulard est en général considéré comme plus important que l’économie », affirme Engelen. Si aucun débat sérieux n’a lieu, c’est notamment parce que « la connaissance et l’expertise font défaut aux parlementaires » et que « le lobby bancaire se livre à un lobbying très vigoureux ».

Boot dénonce le pantouflage et l’aveuglement de la classe politico-bancaire. Les banquiers, souvent anciens ou futurs politiciens, s’enferment dans leur bulle, un véritable « club de golf » où tout le monde se connaît et où « on finit par croire à sa propre vérité ».Dans l’Union européenne, on respecte les banquiers autant que les avocats, les notaires et les professeurs de l’école élémentaire. « En réalité, les banquiers ne sont que des vendeurs de voitures d’occasion contre lesquels on devrait cultiver le même soupçon. »

Pour Hans Schenk, ils « sont bien sapés mais vendeurs de vent », référence à la fameuse bulle des tulipes qui ruina le pays en 1624, connue sous le nom de « commerce du vent ».

Herman Wijffels, figure éminente du parti CDA, est aussi l’ancien PDG de la Rabobank, une petite banque qui a survécu à la crise sans l’argent du contribuable. D’après lui, depuis la crise de 2008, ce qui inquiète c’est que, côté investissement à haut risque, rien n’a changé dans le secteur.

Sonner le tocsin est utile. On regrettera cependant que jusqu’ici, aucun de ces professeurs n’ait réclamé un véritable Glass-Steagall impliquant une scission bancaire complète. En proie à une certaine confusion, tous plaident pour une fausse solution, celle d’une scission entre la partie banque d’affaires et celle de banque de dépôts, séparées par une muraille de Chine, mais sous le même toit…

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