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Quatre mois après la guerre du Kosovo

La rédaction
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Quatre mois après la fin de la guerre du Kosovo et quelque trois mois après le sommet-spectacle de Sarajevo sur la « reconstruction » des Balkans, la situation socio-économique dans la région est désastreuse.

L’hiver approchant, le sort reste incertain pour une grande partie des populations au Kosovo, au Monténegro et en Serbie, notamment pour les réfugiés ainsi que les populations en Macédoine, Albanie, Bulgarie et Roumanie. Des pénuries alimentaires et énergétiques semblent inévitables dans la situation actuelle, et les remous sociaux et politiques probables.

Les promesses annoncées en grandes pompes l’été dernier par les gouvernements occidentaux, d’« aide généreuse à la reconstruction d’après-guerre » n’ont pour la plupart pas été tenues. La « table ronde » du 8 octobre organisée dans la ville hongroise de Szeged par l’équipe de l’Union européenne (UE) chargée des questions économiques n’a rien apporté de substantiel. La Hongrie s’est engagée à apporter une aide d’urgence de 2,5 millions de dollars aux municipalités du Kosovo, du Monténégro et à certaines municipalités « anti-Milosevic » en Serbie.

Le « principal coordinateur » de l’UE pour la reconstruction des Balkans, Bodo Hombach, a admis à la réunion de Szeged qu’il ne disposait ni de l’autorité ni de l’argent nécessaires pour lancer quoi que ce soit de tangible. Le 11 octobre, l’ancien vice-chancelier autrichien Erhard Busek, actuellement l’un des coordinateurs adjoints de l’UE pour les Balkans, a qualifié de « pagaille » la posture politique et économique de l’Ouest vis-à-vis des Balkans.

A part certaines denrées alimentaires de première nécessité et une certaine aide pour rebâtir les logements, on assiste bel et bien à un boycott occidental de l’aide à la reconstruction des Balkans. Les conditionnalités restrictives à remplir avant d’obtenir la moindre aide de l’Occident a été jugée outrageante même par l’opposition à Milosevic en Serbie. Les dirigeants d’opposition Djindjic, Draskovic et Avramovic ont boycotté une réunion avec les ministres des Affaires étrangères de l’ONU prévue pour le 11 octobre au Luxembourg. En outre, tout le monde sait que les protestations quotidiennes contre Milosevic dans les villes serbes attirent de moins en moins de participants, alors que le régime en place a repris des forces.

Au Kosovo aussi, c’est la « pagaille ». Alors que le commandement de la KFOR proclame que la situation se « stabilise », la réalité est bien différente. Des heurts entre Albanais du Kosovo et Serbes se poursuivent sans relâche ; il n’y a pas de jours sans meurtres, vols, extorsions et combats entre bandes. Les troupes de la KFOR deviennent elles-mêmes de plus en plus souvent les cibles d’explosions de violence d’éléments albanais du Kosovo liés à l’UCK. Le 12 octobre à Pristina, un groupe d’Albanais du Kosovo a lynché un travailleur civil des Nations unies.

Un rapport présenté par l’Organisation internationale du travail (OIT) de Genève le 19 octobre met en lumière le désastre économique qui frappe le Kosovo : sur une population de 1,3 million de personnes en âge de travailler, seuls 35% sont « économiquement actifs ». Presque 80% de ceux qui travaillaient autrefois dans le secteur agricole ont maintenant perdu leur emploi. L’ancien secteur public qui versait un salaire à 80% de la population en âge de travailler au Kosovo n’existe plus. La plupart des écoles, des équipements, des hôpitaux, des fermes, détruits ou endommagés par la guerre, n’ont pas été reconstruits.

Les tensions politiques en Albanie comme en Macédoine s’accroissent, sur fond de chômage de masse. Le Monténégro, sous l’autorité du président Djukanovic, se prépare à se séparer de la Serbie, mais n’a pratiquement aucune ressource, à part les revenus de contrebandes à grande échelle.

De même, la situation économique et sociale en Roumanie et en Bulgarie est désespérée. Ces deux pays sont de fait en faillite et on s’attend cet hiver à des remous sociaux et politiques qui rsiquent d’être violents.

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