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Que cache la panique sur les marchés obligataires américains ?

La rédaction
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La journée du 3 février a été marquée par une ruée sur les bons du Trésor américains, rappelant ce qui s’était passé lors de l’effondrement du hedge fund LCTM en septembre 1998. En même temps, les cours de l’or et d’autres métaux précieux ont explosé, pendant que des investisseurs paniqués cherchaient des refuges, pour se protéger contre ce que le Financial Times et le Wall Street Journal ont qualifé le 7 février de possible « début de la fin » du célèbre « boom américain ».

On dit que les ventes auraient été déclenchées par la décision du Trésor américain d’utiliser 30 milliards de dollars de son excédent budgétaire pour « racheter » sur le marché ouvert des bons du Trésor à trente ans au cours de ce mois. En outre, comme il est dit que le budget va rester excédentaire, le Trésor réduit à presque zéro l’émission de nouveaux bons à trente ans. La majorité des fonds de retraite et autres fonds d’investissement à long terme sont légalement tenus de conserver un certain montant de bons du Trésor comme « garantie » pour d’autres investissements commerciaux ou non-gouvernementaux. Cette situation a entraîné la contraction du marché obligataire, ce qui aurait occasionné de lourdes pertes pour de nombreux établissements bancaires, courtiers en obligations et hedge funds.

Aspect plus intéressant encore, une crise des produits dérivés pourrait éclater autour du choc obligataire. Les trois quarts de tous ces produits portent sur les taux d’intérêt, autrement dit ce sont des paris sur les obligations. Une rumeur court sur la faillite d’un grand hedge fund (comme LCTM), mais qu’elle se réalise ou non, tout indique que quelque chose d’inhabituel se produit.

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