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Que faisiez-vous dans la nuit du 12 novembre 1999 ?

La rédaction
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15 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Nos lecteurs connaissent notre combat pour la rétablissement à l’échelle mondiale des principes de la loi Glass-Steagall, depuis son abrogation le 12 novembre 1999 par la loi Gramm-Leach-Bliley, sous l’impulsion de Larry Summers, alors secrétaire au Trésor de Bill Clinton, devenu par la suite conseiller économique en chef de Barack Obama jusqu’en septembre 2010. A ce sujet, on pourra consulter par exemple le livre Roosevelt, de Gaulle, Monnet : Reprendre leur combat , de Jacques Cheminade écrit peu après l’abrogation de la loi Glass Steagall.

La publication récente au Congrès américain du rapport Angelides sur les causes de la crise financière, montre que nous avons eu raison dès le début. Le défi d’une grande bataille pour mettre les spéculateurs en faillite est ainsi officiellement jeté.

Nos intellectuels et politiques français ont entendu parler de Glass-Steagall et en parlent à leur tour car ils perçoivent qu’il pourrait s’agir d’un thème porteur… Mais en mesurent-ils bien l’importance, et sont-ils réellement prêts à se battre ?

Considérons par exemple Arnaud Montebourg qui vient de commettre un livre intitulé Des idées et des rêves . On y lit en page 84 : «  Dans les années 30, l’une des réponses à la crise de 1929 fut la séparation des métiers bancaires, entre la banque de dépôt et la banque d’investissement. Cette loi célébrissime du Congrès américain nommée Glass Steagall Act (ou Banking Act) fut abrogée par les républicains des années Bush père. L’économie mondiale l’a payé très cher dans la crise des subprimes. » Il convient peut-être de préciser que Montebourg salue quelques pages plus haut la « lutte de Barack Obama contre les paradis fiscaux » et attaque le spéculateur George Soros – oubliant que celui-ci a été l’un des principaux parrains financiers de la campagne présidentielle de celui-là – lequel, à l’heure actuelle, est le principal obstacle à la restauration de la loi Glass Steagall. Pas très sérieux… mais tout ceci pourrait changer si une âme charitable remettait à notre bouillant député une copie du rapport Angelides, en lui recommandant de contacter nos services.

Un autre exemple ? Dans son dernier livre La France est-elle finie ? , Jean-Pierre Chevènement écrit que la loi Glass-Steagall a été abrogée en 1996 par le secrétaire au Trésor de Clinton d’alors, Robert Rubin. Même s’il n’est pas faux de dire que le prédécesseur de Larry Summers n’y est pas étranger, cette « coquille » semble cependant montrer que Chevènement n’est pas tout à fait au diapason de la guerre contre les spéculateurs.

Souhaitons-lui cependant un bon rétablissement, ainsi qu’à tous ceux qui sont assez courageux pour « pomper » nos propositions alors que le vent tourne, mais pas assez téméraires pour déclarer la guerre à cet empire monétariste agonisant, avec qui ils ont pris l’habitude de vivre.


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