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Quel avenir pour le Pacte de stabilité ?

La rédaction
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Le débat sur la révision du Pacte de stabilité et des contraintes fiscales qu’il impose aux douze pays membres de l’UE s’est intensifié ces dernières semaines, sans aboutir néanmoins à des résultats concrets. C’est ce qu’a confirmé le ministre italien des Finances Giulio Tremonti, lors d’une conférence de l’Association des industries allemandes (BDI), le 22 octobre à Berlin. Bien que son plan de développement des infrastructures s’écarte fortement des critères du Pacte de stabilité, Tremonti a vigoureusement démenti toute idée de vouloir l’abolir.

En outre, le commissaire des Finances de l’UE, Pedro Solbes, a dispensé d’abord la France, puis l’Allemagne, du devoir de limiter leur déficit public à 3% du PIB pour les années fiscales 2003 et 2004. Toutefois, il ne s’agit pas d’une révision du système puisque Solbes a conditionné cette clémence sur de très fortes réductions budgétaires à partir de 2005.

Par contre, les propos tenus par Silvio Berlusconi, le 22 octobre à Strasbourg, ont une portée plus vaste. Tout en déclarant que la tâche principale de la Banque centrale européenne est de combattre l’inflation, il a estimé que « dans la situation de crise conjoncturelle actuelle, lorsque l’économie stagne, il est urgent de repenser le problème, car est-il logique de garder l’inflation à un niveau faible, si la croissance en pâtit ? (...) L’Union européenne doit accorder des exceptions à la règle du déficit à 3% du PIB, dans des périodes de croissance faible », a déclaré Berlusconi, appelant à une « lecture plus mature des régulations de stabilité » pour la zone euro.

Par ailleurs, l’ancien directeur de la Bundesbank, Karl Otto Poehl, a déclaré dans une interview à Die Zeit du 23 octobre, que « la décision originelle de la règle des 3% du PIB était assez arbitraire. Il était prévisible que ce seuil magique ne pouvait être atteint dans une récession. » Pour Poehl, « le financement à crédit dans une économie ayant des marchés de capitaux performants et de hauts taux d’épargne ne doit pas être, de manière générale, considéré comme négatif. Les générations futures bénéficient aussi d’investissements publics raisonnables dans l’infrastructure et l’éducation . »

Suite à des entretiens avec le gouvernement italien, présidant actuellement l’UE, la Fédération de l’industrie européenne de la construction a publié le 22 octobre une résolution appelant à « interpréter les critères du Pacte de stabilité d’une manière telle qu`il encourage les investissements. Economiquement, il n’est pas justifié de mettre sur un même niveau les dépenses courantes et les dépenses qui génèrent un retour sur plusieurs années, tel que les investissements en infrastructures, pour lesquels aussi bien la théorie économique que le bon sens justifient un paiement étalé dans le temps ainsi qu’un emprunt spécifique . »

Les dirigeants du mouvement larouchiste en Europe - Helga Zepp-LaRouche en Allemagne, Jacques Cheminade en France, Paolo Raimondi en Italie et Poul Rasmussen au Danemark (qui n’est pas dans la zone euro) - ont à nouveau appelé à abroger immédiatement le Pacte de stabilité qui étrangle les investissements productifs et l’emploi, torpille la mise en œuvre du plan Tremonti et bloque des initiatives européennes urgentes pour entamer une réorganisation du système financier mondial.

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