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Quel rôle pour Dominique de Villepin dans les Affaires étrangères ?

La rédaction
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Paris, le 27 août (Nouvelle Solidarité)—Les récentes déclarations de Dominique de Villepin confirment-elles les rumeurs que l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pourrait de nouveau jouer un rôle dans les Affaires étrangères de la nation ? Ce qui est certain est que ses prises de position sur la crise géorgienne et l’Afghanistan n’ont pas pu laisser la Présidence de la République indifférente.

Sur la Russie, les propos de Dominique de Villepin au Grand Jury-RTL-Le Figaro-LCI et à France 2 sont venues à point nommé soutenir la difficile médiation entreprise par Nicolas Sarkozy entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis.

Dans son interview au Grand Jury, le 24 août, l’ancien Premier ministre a décerné un satisfecit à Nicolas Sarkozy pour son intervention dans la crise géorgienne : « La diplomatie européenne incarnée par Nicolas Sarkozy a joué un rôle crucial », a-t-il reconnu.

Evoquant le même sujet sur France 2, il est allé plus loin, soulignant que bien « que la situation actuelle [occupation partielle par la Russie du territoire géorgien, ndlr] ne soit pas acceptable, elle était prévisible ».

De Villepin a expliqué que « dans la volonté russe, il y a à la fois le précédent du Kosovo mais aussi la volonté de mettre un coup d’arrêt à la multiplication de ces révolutions de couleur à leurs frontières ». La Russie souhaite « mettre un coup d’arrêt à cette mobilisation de l’OTAN qui est perçue comme très agressive, à travers le bouclier antimissile et les nouvelles adhésions en perspective de l’Ukraine et de la Géorgie ». L’ancien Premier ministre a appelé les Européens à « prendre en compte cette psychologie à la fois de revanche et en même temps d’encerclement de la Russie ».

Au contraire, la Russie à « un vrai intérêt à normaliser ses relations avec l’Union européenne, notamment sur le plan économique et énergétique », a déclaré M. de Villepin, concluant que la Russie « n’est pas un partenaire secondaire, c’est un partenaire à plein, et il faut donc de ce point de vue s’ouvrir à un véritable dialogue renouvelé avec la Russie ».

Le retour de Dominique deVillepin dans le giron de la République date déjà un peu. Au cours de son entretien au Grand Jury, il a confirmé avoir revu Nicolas Sarkozy en juin « pour parler de l’Europe et de la situation du monde ». Et le Figaro de rapporter qu’avant les « vacances, l’idée de propulser Dominique de Villepin tête de la liste de la majorité présidentielle en Ile-de-France, lors des européennes de 2009, était très en vogue à l’Élysée. Dimanche, l’ex-Premier ministre a semblé exclure cette perspective »…

Au cours du même entretien au Grand Jury-TL-Le Figaro-LCI, Dominique de Villepin a aussi prôné un calendrier de retrait de ce que le général Georgelin, chef d’état-major des armées, avait appelé à juste titre « le merdier » afghan.

Bien que toute discussion sur un retrait éventuel d’Afghanistan soit « le pire message que nous pourrions adresser au terroristes », au lendemain de l’élimination de dix soldats français, l’ancien Premier ministre appelle néanmoins à « se poser les questions essentielles, en particulier la question des priorités de notre action en Afghanistan et de la durée de notre présence là-bas. »

« Au moment même ou on intervient dans un pays, il faut se poser la question du retrait, ne serait-ce que pour définir les bonnes stratégies qui, le moment venu, vont permettre ce retrait. (…) Ce calendrier n’a pas à être public mais il est nécessaire de se fixer des étapes, des objectifs », a-t-il précisé.

Soulignant que la lutte contre le terrorisme n’impliquait pas uniquement la guerre, l’ancien ministre des Affaires étrangères a estimé que la stratégie politique face à la crise afghane avait été « insuffisante ». « Trouvons les moyens et les clés d’une solution politique qui nous permette d’agir de façon plus indirecte, d’établir ce calendrier de retrait de façon à ne pas nous enliser dans une guerre que nous ne pouvons pas gagner sur le terrain, a-t-il dit. Je crois que l’on ne doit pas demander à des militaires de se battre alors qu’ils ne disposent pas eux-mêmes de toutes les armes pour véritablement gagner. »

Le Président de la République qui, au lendemain de la mort des dix soldats français, pris en embuscade dans la vallée d’Uzbin, semblait très choqué par les conséquences de sa propre décision de renforcer le déploiement français, envers et contre son état-major qui y était très hostile, sera-t-il prêt aujourd’hui à entendre la voix de la raison ?

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