Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Qui a dit « La finance folle ne doit pas nous gouverner » ?

La rédaction
visites
1127
commentaire

23 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) – « Cette crise financière n’est pas le fruit du hasard. Elle n’était pas impossible à prévoir, comme le prétendent aujourd’hui des hauts responsables du monde des finances et de la politique. La sonnette d’alarme avait été tirée, il y a des années déjà, par des individus lucides (…) ». C’est sur ce ton que commence la tribune publiée jeudi dans Le Monde par un groupe d’anciens hauts dirigeants européens dont deux anciens présidents de la Commission Jacques Delors et Jacques Santer, l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, six anciens Premiers ministres dont Lionel Jospin, Laurent Fabius et Michel Rocard, et cinq anciens ministres de l’économie et des finances.

Titrant « la finance folle ne doit pas nous gouverner » (une expression hors norme pour Le Monde), cette tribune demande la création urgente d’un « comité de crise européen » en vue notamment de « préparer une conférence financière mondiale afin de repenser les règles de la finance internationale et de la gouvernance concernant les thèmes économiques mondiaux ». Elle a été également adressée sous forme de lettre à Nicolas Sarkozy, qui prendra la présidence de l’Union européenne le 1er juillet prochain, et au président de la Commission José Manuel Barroso. Le porte-voix de la finance britannique, le chroniqueur Ambrose Evans-Pritchard, a immédiatement réagi en dénonçant vivement l’appel dans le London Telegraph, le qualifiant de « menace pour la City de Londres ».

Si cet appel se concentre sur la crise financière sans aborder ce que serait la nouvelle architecture économique internationale, il établit cependant un précédent pour les élites politiques. Il reconnaît en effet que le capital financier accumulé au niveau mondial, et qui équivaut « à 15 fois le PIB de tous les pays » n’est qu’une « masse gigantesque de capital fictif » (souligné par nous) ; un terme rarement utilisé depuis que Rosa Luxembourg n’est plus de ce monde. D’ailleurs, les signataires de l’appel évoquent les liens de causalité entre la crise financière et la crise alimentaire dans laquelle nous sommes plongés, reconnaissant que « les fonds spéculatifs ont contribué à la hausse des prix des denrées de base ». Et la gravité de la situation globale n’est pas mise de côté puisqu’ils écrivent que « nous risquons de nous trouver face à une misère sans précédent, à une prolifération d’Etats en faillite, à des flux migratoires plus importants et à davantage de conflits armés », tout en notant que la crise financière « réduit la capacité de l’Occident à entamer un dialogue plus constructif avec le reste du monde ». Et pour ceux dont les illusions les poussent à répéter comme un mantra que la crise s’arrêtera aux portes de l’Europe (qui peut encore le croire ?) il est rappelé que « le marasme économique se répand partout en Europe », a commencé avec « les marchés immobiliers du Royaume Uni, d’Espagne et d’Irlande ». Ils notent aussi que les mécanismes des subprimes ayant sautés l’été dernier n’étaient que « les symptômes d’une crise plus large ».

Après avoir lu ce manifeste, Helga Zepp-LaRouche, initiatrice de l’appel « Nourriture pour la paix, doublons la production mondiale » demandant une réorganisation du système international en faveur de la production et de la vie humaine, a qualifié cette prise de position par les doyens de la social-démocratie européenne, de « revers sérieux pour l’oligarchie britannique ».

Lire la réponse de Jacques Cheminade

Contactez-nous !

Don rapide