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Qui attise la « guerre du gaz » en Europe ?

La rédaction
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Depuis deux semaines, la question de « la mainmise russe sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe » est redevenue un grand thème de controverse, après une certaine accalmie suite au conflit entre la Russie et l’Ukraine sur le prix du gaz naturel en janvier dernier. De nombreux médias occidentaux, hommes politiques et « experts » mettent en garde contre le « plan russe » prévoyant que le géant national russe, Gazprom, dicte sa loi au marché européen. Cette propagande remonte à des cercles néo-conservateurs à l’Ouest, qui prônent la création d’une « OTAN énergétique » pour réduire ou même éliminer le rôle de la Russie, en faveur d’autres sources non russes. Le problème, c’est qu’il n’existe pas de substitut au gaz naturel russe - qui représente un tiers des importations de gaz européennes. La seule alternative à moyen terme serait l’Iran, le deuxième producteur mondial de gaz naturel.

La dernière vague de propagande anti-russe - accueillie par une ferme riposte côté russe - a été déclenchée par la décision du gouvernement britannique de bloquer la vente à Gazprom du distributeur de gaz britannique Centrica. Le gouvernement Blair s’est dit obligé d’« empêcher » la Russie de « prendre le contrôle » de l’industrie gazière britannique. Alors que l’Ouest ne cesse de réclamer de la Russie qu’elle privatise son secteur énergétique afin de l’ouvrir aux investisseurs occidentaux, Moscou n’a pas manqué de dénoncer l’attitude « deux poids, deux mesures » du gouvernement Blair. La Russie appelle les Européens à respecter son intérêt à être non seulement un fournisseur du gaz naturel à l’Europe, mais aussi un partenaire dans l’ensemble du cycle de l’industrie gazière.

Les Russes tiennent à établir un partenariat équilibré avec l’Europe, avec des ouvertures réciproques de part et d’autre. Les Européens l’ont formellement reconnu, mais seule l’industrie allemande l’a concrétisé en concluant des partenariats de ventes entre Gazprom, par l’intermédiaire de VNG à Leipzig et de Wingas à Kassel. Au printemps 2005, la société allemande BASF a acheté une part des actions de Gazprom et, en échange, le géant russe a acquis une part dans le réseau ouest-européen de gazoducs de BASF. Une autre entreprise allemande de l’énergie, RWE, pourrait bientôt signer un partenariat semblable, peut-être même dès le sommet germano-russe à Tomsk, les 26 et 27 avril. Le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück et le ministre de l’Economie Michael Glos ont réaffirmé « la fiabilité incontestable de la Russie en tant que fournisseur de gaz stratégique pour l’Europe », tout en mettant en garde contre des « allégations » et une certaine « hystérie » en la matière.

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