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Qui est Paul Wolfowitz ?

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Une des nominations les plus significatives du président George W. Bush est celle de Paul Wolfowitz au poste de secrétaire adjoint à la Défense, c’est-à-dire numéro deux derrière le ministre en titre, Donald Rumsfeld. Wolfowitz a près de trois décennies d’expérience dans la communauté de la défense et la stratégie. Il est proche d’Henry Kissinger et de Zbigniew Brzezinski ainsi que de différentes personnalités néoconservatrices.

Wolfowitz est actif dans les hautes sphères de l’American Enterprise Institute, la New Atlantic Initiative, la Rand Corporation, l’American-Israel Public Affairs Committee et le Washington Institute for Near East Policy. Au sein de ce dernier, il est le principal promoteur d’un rapport sur le Proche-Orient,destiné au nouveau gouvernement, dont le thème est la fin du « processus de paix d’Oslo » et l’attitude confrontationniste à adopter envers l’Irak et la Syrie. Les conclusions de ce rapport sont si extrémistes que plusieurs de ses rédacteurs ont publié des rapports dissidents. Pendant la guerre du Golfe en 1991, Wolfowitz vivait en Israël. C’est le mentor de Richard Perle de l’AEI, ancien haut fonctionnaire au Pentagone de l’ère Reagan-Bush, qui a toujours été favorable à une politique confrontationniste.

Au cours des années récentes, Wolfowitz a dirigé le House Policy Committee (HPC), groupe de réflexion des parlementaires républicains au Congrès, qui a formulé le rapport du « Cox Committee » sur la prétendue « menace chinoise » et dont le site électronique prône le « retour aux politiques des années Reagan-Thatcher ».

Wolfowitz a gagné en notoriété au début des années 90 alors que, déjà secrétaire adjoint à la Défense, il a supervisé un rapport stratégique du Pentagone, resté secret jusqu’à ce que le New York Times le publie dans son édition du 8 mars 1992. Certains détails ont été repris dans le Strategic Alert des 12 et 19 mars 1992. Selon Wolfowitz, avec l’effondrement de l’Union soviétique et la réunification allemande, les Etats-Unis « doivent maintenir le mécanisme permettant de dissuader les concurrents potentiels de vouloir aspirer à un rôle régional ou global plus étendu. (...) La mission politique et militaire de l’Amérique pour l’après-Guerre froide consistera à faire en sorte qu’aucune superpuissance rivale ne puisse émerger en Europe de l’Ouest, en Asie ou dans les territoires de l’ancienne Union soviétique. »

Le Strategic Alert écrivait : « La doctrine Wolfowitz est la composante militaro-stratégique d’une trilogie politique comprenant la doctrine Thornburgh dans le domaine du droit international, et la doctrine Webster pour ce qui concerne les opérations de renseignement. La première affirme que la loi américaine se situe au-dessus du droit international quand les intérêts vitaux, ou prétendus tels, des Etats-Unis sont en jeu, alors que la deuxième considère les alliés politiques et militaires des Etats-Unis comme des « concurrents économiques », et autorise des opérations de renseignement-espionnage contre le Japon, l’Allemagne, la France et d’autres pays industriels. »

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