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Qui est Vladimir Poutine ?

La rédaction
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S’il reste beaucoup à apprendre sur Vladimir Poutine, surtout en fonction des actions concrètes qu’il prendra dans les semaines à venir, il est néanmoins certain que sa vision du monde a été fortement façonnée par sa carrière dans le renseignement soviétique (plus tard russe), carrière qui a débuté pendant sesétudes, dans les années 70. Certains observateurs allemands bien informés disent que le maître actuel du Kremlin appartient à une génération du KGB baptisée « les enfants d’Andropov ». Il s’agit de jeunes professionnels très disciplinés et fiers, à forte orientation technocratique, qui étaient parfaitement conscients de l’arriération politique et économique de l’Union soviétique et attachés à sa modernisation par des méthodes dirigistes. Ils insistaient sur l’importance des technologies de pointe, comme les micro-ordinateurs et les télécommunications, pour lesquelles l’URSS était très en retard sur les Etats-Unis. Cet élan modernisateur dans le Renseignement soviétique, l’Armée et d’autres structures institutionnelles, reflété jusqu’à un certain niveau dans les premières phases de la Perestroïka, a pratiquement disparu pendant la désastreuse période de la thérapie de choc. Néanmoins, cette image de « modernisateur » accompagne Poutine et certains de ceux qu’il a appelés au pouvoir autour de lui.

Vladimir Poutine est né le 7 octobre 1952 à Léningrad (aujourd’hui St-Pétersbourg), dans une famille de travailleurs. Dans sa bataille pour gravir l’échelle sociale, il apprendra très jeune à se défendre, devenant par exemple maître de Sambo, un art martial. Il fait ses études à la faculté de droit de l’université de Leningrad où, grâce à son application, il progresse rapidement. Anatoli Sobtchak, à l’époque professeur à l’université et futur maire de la ville, est son superviseur académique.

En 1975, Poutine entre au service du KGB. Après une formation à Moscou, il rejoint la première direction générale du KGB (renseignement extérieur) à Léningrad, où il travaille pendant dix ans. En 1985, il sera envoyé en Allemagne de l’Est, dans le Groupe des forces armées stationné sur place. Il passe cinq ans à Leipzig où, sous la couverture de directeur de la >« Maison de l’amitié germano-soviétique », il oeuvre pour le KGB.

Avec la réunification de l’Allemagne, Poutine sera mis en réserve, retournant à Leningrad début 1990, en tant qu’adjoint aux affaires internationales du recteur de l’Université de Leningrad. Cette même année, Sobtchak l’invite à devenir conseiller aux affaires internationales du Soviet de la ville. De juin 1991 à juillet 1996, Poutine sera l’une des personnalités les plus influentes de la politique municipale, le « cardinal de l’ombre ». En août 1991, il joue un rôle invisible, mais crucial, dans les négociations délicates entre le KGB de Leningrad et les structures militaires liées aux putschistes de cette période.

En 1994, Poutine est nommé premier vice-président du conseil municipal de St-Pétersbourg. A l’automne 1995, Sobtchak le nomme président de la section locale de « Notre Maison la Russie » (NDR), le parti du Premier ministre Tchernomyrdine. Il sera chargé de diriger la campagne des élections législatives dans la région pour le compte de NDR. Il restera fidèle à Sobtchak malgré la défaite de ce dernier à l’élection municipale de 1996, refusant de travailler avec Iakovlev, de peur de donner l’« apparence de la trahison ».

A Moscou, il sera nommé adjoint au directeur des affaires de la Présidence, Pavel Borodine. En mars 1997, il entre dans l’administration présidentielle pour en devenir vice-président moins d’un an plus tard, doté de pouvoirs étendus, y compris la gestion des relations avec les régions. En juillet 1998, il est nommé directeur du FSB (successeur du KGB) où il reste un seul mois, jusqu’à la nomination de Primakov comme Premier ministre. Cette période est marquée par des luttes politiques intenses qui ont pour effet d’affaiblir Eltsine, physiquement et politiquement, mais Poutine ne l’abandonne pas.

En janvier 1999, alors que Primakov tente d’empêcher Eltsine de changer brutalement de gouvernement, Poutine joue un rôle crucial en soutien au Président. Il aurait notamment organisé la démission du procureur général Skouratov, dont les enquêtes sur la corruption du Kremlin et des oligarques comme Berezovski commencent à menacer sérieusement la famille Eltsine. En avril 1999, au plus fort de la lutte autour de Skouratov, Poutine est nommé secrétaire du Conseil national de sécurité. Après le départ de Primakov et son remplacement par Stépachine en mai 1999, Poutine sera le défenseur d’Eltsine, tout en masquant aux yeux du public son influence grandissante.

Stépachine ayant été totalement discrédité par son inaction en août 1999, face à l’offensive des « islamistes » au Daghestan, Poutine sera alors nommé Premier ministre. Le « Pearl Harbor » russe, provoqué par les attentats à la bombe dans les immeubles moscovites, ainsi que la ligne dure adoptée par Poutine en Tchétchénie, sont à l’origine de l’ascension fulgurante de la popularité du personnage, jusque-là inconnu de la population russe. A son tour, ceci a complètement modifié le contexte des élections législatives, ainsi que la perspective de l’élection présidentielle pour laquelle Primakov était, récemment encore, considéré comme l’un des favoris.

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