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Qui est Wesley Clark ?

La rédaction
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Lorsque l’ancien commandant suprême de l’OTAN, le général Wesley Clark (cr), a annoncé sa candidature à l’investiture présidentielle démocrate, nombreux sont ceux qui, en Europe et aux Etats-Unis, ont poussé un soupir de soulagement, le voyant comme une alternative bienvenue aux « neuf nains », les neuf autres candidats démocrates, hormis Lyndon LaRouche. Mais en examinant de plus près sa carrière, force est de constater que cet espoir n’est guère fondé.

La popularité de Clark serait due, dit-on, à son opposition de principe à la guerre en Irak et au soutien que lui accorderait le président Clinton. Cependant, lors de ses interventions publiques, Clark a dit tout et son contraire sur la question. Il est cité dans le New York Times du 18 septembre, affirmant qu’il « aurait probablement voté » en faveur de la guerre s’il avait été député, alors que le lendemain, à l’université d’Iowa, il déclarait : « Je n’aurais jamais voté pour cette guerre, jamais ! ».

Pour clarifier la question, on peut consulter l’interview qu’il a accordée au quotidien allemand Welt am Sonntag le 9 février, bien avant le début de la guerre. Il y qualifiait d’« excellent » le discours de Colin Powell à l’ONU, énumérant les prétendues violations irakiennes de la résolution 1441. Il estimait alors que les éléments présentés « suffisaient à justifier une attaque militaire » et recommandait à l’Allemagne de jouer un rôle « constructif » en soutenant une nouvelle résolution et en déployant des troupes. A la question de savoir pourquoi, alors qu’il s’était prononcé contre la guerre quelques mois auparavant, il avait changé d’avis entre-temps, il répondit que « c’était le moindre mal ». Les Etats-Unis, dit-il, vont « rester longtemps en Irak », installer un gouvernement militaire à Bagdad, puis s’attaquer à d’autres cibles. « Je crois, ajouta-t-il, que la Syrie sera la prochaine cible » et pourrait être frappée « dans les douze mois », de façon à ce que tout soit fini « avant le début de la saison électorale ».

Wesley Clark a été monté en épingle par les instituts de sondage, mais les observateurs sérieux relèvent son ineptie et sa superficialité. Quant au soutien des Clinton, il est probable que l’ancien Président compte utiliser la candidature de Clark contre les neuf nains pour renforcer sa propre position au sein du Parti démocrate.

En outre, le soutien dont il jouirait dans l’Armée n’est pas confirmé. Il n’y a que neuf ans que Clark (qui n’était pas encore commandant de la SACEUR) a provoqué un scandale en se faisant photographier avec le général Ratko Mladic, à l’époque commandant des Serbes bosniaques et inculpé depuis pour crimes de guerre. A cette occasion, ils ont trinqué ensemble et échangé leurs képis, et le commandant des forces de l’OTAN en Bosnie a reçu des cadeaux de son interlocuteur. Mais le plus grave, d’un point de vue stratégique, c’est son comportement en juin 1999. Alors que les Russes commençaient à investir l’aéroport de Pristina, Clark voulut jouer les gros bras en les arrêtant par la force. C’est alors que le commandant britannique de la KFOR, Sir Michael Jackson, refusa d’exécuter son ordre de prendre d’assaut l’aéroport, estimant que cela risquait de déclencher une troisième guerre mondiale.

Le 24 septembre, on a demandé à l’ancien chef d’état-major conjoint des Etats-Unis, le général Hugh Shelton, s’il comptait soutenir la candidature de Clark. Mentionnant des questions d’« intégrité et de caractère » liées au départ de Clark d’Europe, Shelton a répondu : « Wes n’aura pas ma voix ».

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