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Qui est donc Joe Lieberman ?

La rédaction
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Lorsque le vice-président Dick Cheney parle du sénateur sortant du Connecticut, Joseph Lieberman, il en tarit pas d’éloges. Il l’a récemment qualifié d’« un des démocrates les plus loyaux et distingués de sa génération ». Telle n’est pas l’avis des électeurs du Connecticut qui lui ont infligé une cinglante défaite lors des primaires démocrates d’août dernier, lui préférant Ned Lamont, qui est résolument contre la guerre et l’occupation d’Irak. Sur ce, le sénateur sortant a quitté son parti pour se porter candidat « indépendant » au Sénat. Mais le néo-conservateur Dick Cheney a effectivement de bonnes raisons d’aimer cet homme qui a tant fait pour torpiller le courant rooseveltien au sein du Parti démocrate.

Soulignons tout d’abord que Lieberman est le co-fondateur d’une organisation ouvertement maccarthyste, qui mène une campagne de calomnies et de guerre financière sur les campus contre tout universitaire qui met en cause la politique de guerre du gouvernement actuel ou sa « lutte contre le terrorisme ». Il s’agit d’ACTA (American Council of Trustees and Alumni), co-fondé en 1995 avec Lynne Cheney (la femme du vice-président). Lieberman est également lié au groupe proche de Campus Watch et de l’Ayn Rand Institute qui a tenu des conférences à Boston appelant à l’élimination de milliers de civils musulmans pour mettre fin au terrorisme ; l’un des protagonistes de ce groupe est Flemming Rose, le rédacteur du quotidien danois Jyllands Posten qui a lancé la provocation en publiant les caricatures de Mahomet.

Au Sénat et au sein du Parti démocrate, Lieberman s’est efforcé d’empêcher toute enquête sur les mensonges et les manipulations du vice-Président Dick Cheney pour justifier sa guerre à la terreur. En 2004, il a contribué à la relance du Committee on the Present Danger, qui prône la guerre préventive - y compris à l’aide d’armes nucléaires - contre l’Iran et d’autres pays « ennemis ».

L’argent aussi joue un rôle important dans les liens entre les conservateurs et Joe Lieberman. En 1988, il a été élu grâce au soutien du BuckPac, le comité d’action politique dirigé par le républicain William Buckley et sa famille. Maintenant, il profite de la « machine à sous » personnelle du président Bush (les « Pionniers »), regroupant les personnes ayant versé au moins 100 000 dollars aux campagnes de George W. Bush. L’un de ces pionniers, Tom Kuhn, a organisé une soirée de collecte de fonds à Washington en septembre, qui a fait rentrer 400 000 dollars dans les caisses de Lieberman. Un mois auparavant, en Floride, l’ancien responsable des Finances du Republican National Committee (RNC), Mel Sembler, avait collecté 200 000 dollars pour sa campagne. (Rappelons que les dons récoltés en Floride parmi les réseaux d’exilés cubains, grâce au douteux Jorge Mas Canosa, ont contribué à la courte victoire de Lieberman en 1988.)

Pour ce qui est de la guerre d’Irak, le candidat « indépendant » semble bénéficier d’un financement illégal de la part des « Veterans for Freedom », une organisation d’anciens combattants mise sur pied par le RNC pour attaquer les candidats hostiles à l’occupation de l’Irak, notamment le député John Murtha.

Selon les déclarations officielles déposées auprès de la FEC, les fonds électoraux de Lieberman dépassent d’au moins trois millions de dollars ceux dont dispose le candidat démocrate Ned Lamont. Ce dernier a d’ailleurs demandé à la FEC d’enquêter sur les dépenses de petite caisse en liquide, se montant à près de 400 000 dollars, que le comité de Lieberman a déclarées pour la période autour de la primaire du 8 août, sans justificatifs. Les démocrates soupçonnent, en effet, que cet argent ait servi à perturber la campagne de Lamont et à acheter des voix.

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