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Qui était le Dr. David Kelly ?

La rédaction
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Le Premier ministre britannique Tony Blair n’en a pas fini avec les conséquences de la mort, le 18 juillet, du principal spécialiste britannique en matière d’armement, le Dr. David Kelly. Blair et son porte-parole Alastair Campbell ont par exemple tenté de présenter Kelly comme un « technicien de second rang » pour mieux discréditer les déclarations qu’il aurait faites à des journalistes sur la façon dont le gouvernement Blair aurait exagéré la menace irakienne. Leurs affirmations étaient tout simplement fausses. De nouvelles informations parues dans divers journaux montrent que le Dr. Kelly était, en réalité, très haut placé dans la structure de la défense et du renseignement britannique. En outre, il servait de « liaison » entre des médias et un certain nombre de spécialistes du renseignement et de la défense, scandalisés de la façon dont la Grande-Bretagne se laissait entraîner dans la guerre d’Irak.

Glenmore Trenor-Harvey, spécialiste en matière de sécurité, disait au Daily Telegraph du 24 juillet : « Loin d’être un obscur scientifique, le Dr. Kelly était l’un des plus éminents conseillers des services de renseignement britanniques, très impliqué dans l’analyse du renseignement secret sur l’Irak. » L’Independent du même jour rapportait que Kelly « avait des liens étroits avec les services d’espionnage, et était bien placé pour juger si le No. 10 [Downing Street] avait exagéré la menace que représentait Saddam Hussein. (...) Le Dr. Kelly était consultant au Defense Intelligence Analysis Staff, qui dispose des renseignements classifiés secrets du Secret Intelligence Service (MI6), du MI5, du GCHQ, du renseignement militaire ainsi que des informations envoyées par les services d’espionnage alliés. (...) Le MI6 faisait appel à ce scientifique (...) pour interroger des transfuges irakiens disant avoir des informations sur l’existence présumée d’armes de destruction massive de Saddam. » L’Independent citait une source de Whitehall disant : « En réalité, la mort de David Kelly signifie que le pays a perdu un de ses analystes les plus précieux dans le domaine de la guerre chimique et biologique. »

Dans un article ultérieur, l’Independent est allé plus loin en rapportant que Kelly « était de plus en plus sceptique quant au présumé arsenal irakien d’armes de destruction massive dans la période précédant sa mort. C’est le Dr. Kelly qui a relevé le caractère frauduleux des déclarations du président George Bush, de Tony Blair et Colin Powell sur des unités de guerre biologique que l’on disait avoir trouvées en Irak. Selon ses collègues, Kelly avait commencé à penser que l’équipe de l’UNSCOM, dont il faisait partie, avait effectivement détruit la plupart des capacités irakiennes. (...) Le Dr. Kelly était au courant d’une enquête britannique officielle concernant les véhicules et il s’est rendu compte que les soi-disant "laboratoires bactériologiques" étaient des équipements pour la production d’hydrogène. La Grande-Bretagne avait vendu ces systèmes à Bagdad en 1987. Après en avoir informé le ministère de la Défense et le Foreign Office, le Dr. Kelly en a aussi fait part à des journalistes en qui il avait confiance. M. Blair avait déclaré aux journalistes que les remorques étaient des laboratoires de production bactériologique, preuve selon lui que l’Irak avait des ADM. L’enquête britannique a été ouverte suite aux doutes exprimés par la CIA au sujet de ces laboratoires. Les enquêteurs en sont rapidement arrivés à la conclusion qu’il serait impossible d’utiliser ces véhicules pour la guerre biologique. (...) En mars de l’année dernière, le Dr. Kelly a exprimé ses doutes quant à la menace des armes irakiennes de destruction massive lors d’un séminaire au University College de Londres. »

Des révélations du même ordre ont été faites par Richard Norton-Taylor, spécialiste des affaires de sécurité au Guardian.

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