Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Qui sont les tordeurs de cuillères autour de Cheney ?

La rédaction
visites
1840
commentaire

Au sein des forces armées, les cercles les plus susceptibles de lancer une attaque nucléaire contre l’Iran, comme le préconise le vice-président Cheney, se trouvent dans la faction des spoon benders (tordeurs de cuillères) - ceux qui croient en d’étranges techniques de guerre psychologique, de parapsychologie et dans l’occulte. Ce sont les mêmes réseaux qui ont élaboré les programmes de torture dans la prison d’Abu Ghraib et à Guantanamo.

Parmi les dirigeants de cette faction, on trouve :

* le général Albert Stubblebine III. A la tête du Renseignement de l’armée américaine (INSCOM) de 1981 à 1984, il lança une série de projets secrets à Fort Meade, dans le Maryland, portant sur la remote viewing (vision à distance : une méthode pour obtenir des informations à l’aide des perceptions extra sensorielles) et autres pratiques occultes. De l’avis de certains, il était le défenseur le plus expérimenté et le plus bruyant de tout l’arsenal « nouvel âge ». En 1991, il établit à Fort Meade une « unité d’espions psychiques » secrète pour tester des techniques douteuses comme la vision à distance et, en 1983, il introduisit des programmes semblables à Fort Bragg, le centre des Opérations spéciales de l’Armée. Stubblebine était convaincu qu’en appliquant correctement les techniques de psychocinèse, par lesquelles l’esprit peut influer sur la matière (torsion de cuillères), il pourrait personnellement passer à travers les murs - exploit auquel il n’est cependant pas encore parvenu.

* le général Schoomaker. Actuellement chef de l’état-major de l’Armée, il était à la tête du Commandement conjoint des opérations spéciales de 1994 à 1996, commandant en chef des opérations spéciales de l’Armée américaine de 1996 à 1997 et commandant en chef du Commandement des opérations spéciales des Etats-Unis de 1997 à 2000. Selon Jon Ronson, l’auteur d’un livre bien recherché sur la pénétration des forces armées américaines par l’idéologie du nouvel âge (The Men Who Stare at Goats) Schoomaker a créé, sous l’égide de l’état-major, un think-tank chargé de diffuser dans toute l’Armée l’application de telles opérations occultes et paranormales. Ce serait sa contribution spéciale à la guerre au terrorisme du président Bush.

* le général Wayne Downing, lui aussi ancien commandant en chef du Commandement des opérations spéciales des Etats-Unis. En décembre 1989, lors de l’invasion américaine de Panama, où des techniques de guerre psychologique (mind war) furent appliquées pendant le siège de la nonciature du Vatican où s’était réfugié le général Manuel Noriega, c’est lui qui dirigeait toutes les opérations spéciales. Suite aux attentats du 11 septembre 2001, Downing fut nommé adjoint au directeur de la sécurité nationale chargé de la lutte contre le terrorisme, poste qu’il occupa jusqu’en juin 2002. Selon des sources militaires, il quitta la Maison Blanche après un conflit avec des membres de l’état-major qui rejetaient avec horreur son projet de bombardement massif de l’Irak pour faire tomber Saddam Hussein, suivi par une invasion de 25 000 membres des forces spéciales. Ce plan était qualifié de « folie pure ».

* le général William Jerry Boykin, ancien général commandant du Commandement des opérations spéciales de l’Armée de l’Air à Fort Bragg de 1998 à 2000. Avant cela, commandant de l’unité d’élite anti-terroriste (Delta Force) de 1992 à 1995. Il était donc en charge des unités d’intervention spéciales déployées à Mogadiscio, en Somalie, lors du fameux incident de 1993 où nombre de soldats américains furent battus à mort par des seigneurs de guerre et leur corps traînés dans les rues. Directeur du Kennedy Special Warfare Center de l’armée de mars 2000 à juin 2003, le général Boykin fut ensuite nommé sous-secrétaire à la Défense chargé du Renseignement, poste qu’il occupe encore. Selon un article de Seymour Hersh paru dans le New Yorker, Boykin et son supérieur immédiat, Stephan Cambone, sont directement responsables des commandos « search and kill » (cherches et tues). Boykin a provoqué une levée de boucliers suite à un discours prononcé - en uniforme militaire - dans une église chrétienne fondamentaliste où il qualifia l’Islam de religion « satanique » et l’invasion américaine de l’Irak de « croisade religieuse ». Il déclara aussi que « Dieu avait placé George W. Bush » à la présidence, provoquant de graves doutes quant à sa propre santé mentale, ainsi que l’ouverture d’une enquête de l’Inspecteur général du Pentagone.

Pour comprendre l’idéologie de ces « tordeurs de cuillères », il est utile d’examiner la carrière du général Paul Vallely, du major Michael Aquino et du général de l’Aviation Thomas McInerny (cr). Le premier dirigea le 351ème Commandement des Affaires civiles de 1982 à 1986, chargé de toutes les unités de Forces spéciales et de Guerre psychologique pour l’ouest des Etats-Unis et Hawaï. Il est actuellement commentateur militaire de Fox TV, client du cabinet néo-conservateur de relations publiques Benador Associates et président du Comité militaire du Center for Strategic Policy de Frank Gaffney.

Michael Aquino dirigeait une équipe de recherche et d’analyse au centre d’opérations psychologiques de l’Armée (PSYOP) et créa en 1975 le Temple de Set, une organisation satanique qui succéda à l’Eglise de Satan d’Anton LeVay. Il fut l’un des principaux suspects dans une affaire de réseau pédophile satanique national qui s’intéressait plus spécialement aux garderies d’enfants dans les bases militaires. McInerney est le co-fondateur, avec Vallely, de l’Iran Policy Committee, qui promeut le groupe d’opposition terroriste iranien, Mujahideen el-Khalq (MEK) et appelle les Etats-Unis à recourir à des actions militaires pour faire tomber le gouvernement de Téhéran.

McInerney et Vallely ont récemment publié un livre sur la guerre au terrorisme intitulé Endgame - Blueprint for Victory for Winning the War on Terror. En 1980 déjà, alors qu’il était commandant d’une unité d’opérations psychologiques, Vallely avait rédigé avec Aquino un document contenant l’essentiel de ses idées (From PSYOP to MindWar : the Psychology of Victory). On y trouve un plan de guerre psychologique permanente, y compris contre la population américaine. Il avait été inspiré par un article du colonel John Alexander (The New Mental Battlefield : Beam Me Up, Spock) paru dans Military Review, qui appelait à intégrer dans le renseignement militaire américain la technique des perceptions extra sensorielles et autres techniques occultes relevant du Nouvel Age. Vallely alla cependant un peu plus loin, affirmant : « La guerre mentale stratégique doit commencer dès le moment où la guerre est considérée comme inévitable. Elle doit toucher par tous les moyens possibles l’attention de la nation ennemie et frapper les éventuels soldats de cette nation avant qu’ils nerevêtent l’uniforme. C’est chez eux et dans leurs communes qu’ils sont le plus vulnérables à la guerre mentale. (...) »

« Dans le contexte stratégique, la guerre mentale doit s’adresser à la fois aux amis, aux ennemis et aux personnes neutres partout dans le monde - non pas au moyen de tracts ou de haut-parleurs primitifs sur le "champ de bataille", ni par les efforts faibles, imprécis et étroits de la psychotronique - mais à travers les médias que possèdent les Etats-Unis, qui sont en mesure de toucher pratiquement tous les gens de la Terre. Il s’agit bien sûr des médias électroniques -télévision et radio. Les derniers développements dans les communications par satellite, les techniques d’enregistrement vidéo et la transmission optique d’émissions permettent une pénétration des esprits à travers le monde qui aurait été inconcevable il y a quelques années. Comme pour l’épée Excalibur, il suffit que nous étendions la main et saisissions cet outil ; il pourra transformer le monde pour nous, si nous avons le courage et l’intégrité d’améliorer la civilisation par ce moyen. (...) »

Vallely prônait également des techniques de lavage de cerveau subliminal ainsi que l’usage d’armes capables d’atteindre le système nerveux central et le cerveau des populations de l’adversaire. La guerre mentale, écrivait-il, doit tirer pleinement avantage des phénomènes comme l’activité électromagnétique atmosphérique, l’ionisation de l’air et les ondes à fréquence ultra-faible.

Contactez-nous !

Don rapide