Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Qui veut saboter l’accord entre l’UE et l’Iran ?

La rédaction
visites
863
commentaire

Avec l’accord conclu entre l’UE et l’Iran sur le programme nucléaire iranien, il semble que les deux parties aient obtenu ce qu’elles voulaient et qu’il n’y ait pas de perdant. Pour cela, il a fallu des mois de négociations serrées entre la République islamique d’Iran et les trois pays représentant l’Union européenne - Grande-Bretagne, France et Allemagne. Téhéran exigeait que soit respecté son droit à la technologie nucléaire, à savoir la maîtrise de l’ensemble du cycle nucléaire garanti par le Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire, et que les Européens l’aident à acquérir les technologies nécessaires pour un programme nucléaire civil. Les Européens, sous la pression des néo-conservateurs de Washington, ont tenté de persuader l’Iran de renoncer à son programme d’enrichissement de l’uranium, susceptible de permettre la production ultérieure d’uranium à usage militaire.

Aux termes de l’accord rendu public le 15 novembre, l’Iran se voit accorder le droit de maintenir ses capacités d’enrichissement de l’uranium, moyennant quoi il accepte de suspendre volontairement toute activité dans ce domaine. La suspension doit durer au moins trois mois, au cours desquels on espère aboutir à un accord final.

Après l’annonce de l’accord Iran-UE, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed El-Baradei, a rendu public son rapport sur l’Iran, qui affirme que rien dans le dossier de la République islamique sur son programme nucléaire n’indique de programme d’armement en cours. Lorsque le conseil de l’AIEA se réunira à Vienne le 25 novembre, on espère que le dossier iranien sera officiellement clos.

Alors que les réactions européennes et internationales étaient plutôt positives, celle de Washington fut mitigée, puis franchement hostile. Le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher, a répété la position américaine, à savoir que le dossier doit être soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, qui pourrait imposer des sanctions économiques et diplomatiques.

La riposte ne se fit pas attendre. Dès le 17 novembre, un responsable du Conseil national de la résistance en Iran (CNRI), vitrine légale du groupe terroriste Mujaheddin al Qalq. a déclaré que l’Iran dispose d’une « usine secrète d’enrichissement ». Le groupe affirme en outre que l’Iran aurait reçu de l’uranium à usage militaire et des plans pour fabriquer une arme atomique, provenant d’Abdul Qadeer Khan, père de la bombe atomique pakistanaise. Toujours selon le CNRI, l’Iran mettrait au point des missiles pouvant transporter des ogives nucléaires.

Cette dernière accusation a été corroborée par le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, qui dit avoir eu accès à des renseignements allant dans ce sens. Selon une fuite en provenance de la CIA, publiée le lendemain dans le Washington Post, ces renseignements venaient d’une seule source, dont la fiabilité n’a pas été vérifiée. Néanmoins, le président Bush a accusé l’Iran de fabriquer de l’hexafluorure d’uranium, qui, à l’état enrichi, peut servir de combustible pour une bombe. Il en a également discuté avec le président Poutine. Le secrétaire d’Etat adjoint, John Bolton, accuse toujours Téhéran de poursuivre son programme nucléaire militaire. Il prévoit aussi que l’accord UE-Iran tombera à l’eau d’ici quelque deux mois.

Le gouvernement iranien a immédiatement démenti. Selon le négociateur Hossein Mousavian, il s’agit « d’un mensonge calculé dans le temps (...) avant la réunion de l’AIEA. Ils veulent empoisonner l’atmosphère de l’accord . »

Par ailleurs, selon un article paru dans l’Observer londonien du 21 novembre, le Pentagone utilise un nouveau « modèle de jeu » pour planifier des frappes militaires contre l’Iran, en vue de l’empêcher de se procurer des armes nucléaires. Les nouveaux plans comprendraient, outre des raids israéliens ou américains contre les installations nucléaires, des frappes contre des « cibles politiques », afin d’accélérer les projets de « changement de régime ».

Contactez-nous !

Don rapide