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Ramallah 2002 - Beyrouth 1982

La rédaction
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Le 29 mars, le Premier ministre israélien Ariel Sharon a ordonné l’assaut et la destruction du quartier-général de l’Autorité palestinienne à Ramallah. Le président de l’AP, Yasser Arafat, est devenu, dans le sens le plus direct et brutal du terme, l’otage des Forces de défense israéliennes. Combien de temps Arafat tiendra-t-il dans ces circonstances ? Les Israéliens s’apprêtent-ils à le tuer ? Le gouvernement américain va-t-il organiser son exil hors de Palestine ?

Il semble que l’on assiste à une réédition de scènes vues à Beyrouth en 1982 - avec quelques brutalités supplémentaires. A cette époque, pendant la guerre israélienne au Liban, Sharon avait fait encercler le QG d’Arafat à Beyrouth et voulait faire assassiner le dirigeant palestinien, mais les « tueurs » israéliens ont refusé de tirer. L’administration Reagan a accepté de « sauver la vie d’Arafat » en organisant son évacuation et celle d’autres dirigeants palestiniens vers Tunis. Quelques jours après, Sharon a ordonné le tristement célèbre massacre de Sabra et Chatila.

Aujourd’hui, le Premier ministre Sharon a déclaré qu’Arafat était un « ennemi » et le dirigeant d’une « coalition terroriste ». La Cisjordanie a été envahie et réoccupée presque en totalité par les FDI qui ont mobilisé 20 000 réservistes en vue d’une campagne militaire prolongée. De l’avis d’experts israéliens du renseignement que nous avons consultés, cette action ne représente pas des « représailles », déclenchées par les attentats à la bombe, mais a été planifiée pendant des semaines sinon des mois.

Toujours selon ces experts, le président égyptien Hosni Moubarak et le roi jordanien Abdullah étaient au courant des plans de Sharon et c’est pourquoi ils n’ont pas assisté au sommet de la Ligue arabe les 27 et 28 mars à Beyrouth. Le premier aurait conseillé à Arafat de ne pas s’y rendre non plus parce que Sharon ne le laisserait pas revenir. Ni Moubarak ni Arafat n’ont pu obtenir du gouvernement américain des assurances quant à son retour. Moubarak n’attendait pas grand-chose de la mission de Zinni du fait que l’administration Bush ne veut pas exercer de pressions sur Sharon.

Le 29 mars, Lyndon LaRouche a exigé du gouvernement américain qu’il déclare sans équivoque que si les Israéliens « tuaient » ou « éliminaient » Arafat, les Etats-Unis rompraient toutes relations avec Israël. Il a évoqué dans ce sens la ferme position du président Eisenhower pendant la « crise de Suez » de 1956.

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