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Rapport Butler : des conclusions peu convaincantes

La rédaction
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Le rapport Butler sur les évaluations du renseignement britannique avant la guerre d’Irak a été rendu public le 14 juillet, presque un an jour pour jour après le suicide présumé du Dr David Kelly, l’expert en armements qui avait transmis des informations à la BBC. Sa parution a donné lieu à un flot de commentaires politiques contradictoires, tournant tous autour de la même question : les munitions fournies par ce rapport suffiront-elles à faire partir Tony Blair ?

Comme l’a fait remarquer Jonathan Freedlander dans le Guardian du 15 juillet, certains ont interprété le rapport comme une attaque dévastatrice contre Blair, d’autres comme un blanchiment complet. « Il faudra sans doute un certain temps avant que l’on se rende compte que lord Butler n’a fait ni l’un ni l’autre. (...) Il a présenté au Parlement, à la presse et au public un élégant coffret en noyer, doublé de velours et garni de couteaux aiguisés. "Vous pourriez en faire usage", semblait-il dire. (...) Il n’a pas joué à l’assassin. A la place, il a remis au Premier ministre un gilet pare-balles et au public des balles. Cela, au moins, assurera du fair play - et quoi de plus britannique que cela ? »

En revanche, le rédacteur politique du Guardian, Michael White, estimait que si Butler a refusé de mettre les erreurs de renseignement sur le dos de John Scarlett, l’ancien chef du JIC (Comité conjoint du renseignement), ou d’autres responsables du secteur, c’est pour « ne pas laisser échapper les acteurs les plus importants, notamment Tony Blair et son chef de cabinet Jonathan Powell . »

Le peu d’éléments de renseignement solides sur lesquels le gouvernement Blair s’est basé pour justifier la guerre d’Irak constitue en soi une véritable insulte à l’intelligence du peuple anglais, autrefois considéré comme compétent. Selon le Rapport Butler, MI6 n’avait que cinq sources principales en 2002, dont la plupart, a-t-on appris entre-temps, s’appuyaient sur des ouï-dire. C’est surtout le cas de l’affirmation prétendant, sur la base d’informations reçues d’un tiers, que Saddam Hussein pouvait déployer des armes de destruction massive « en l’espace de 45 minutes ».

Au lieu de s’enliser dans les détails du « renseignement trafiqué », on ferait bien de se rappeler le principe de la « lettre perdue » d’Edgar Poe : le gouvernement britannique (et américain, bien sûr) avait la ferme intention de faire la guerre à l’Irak - quelles que soient la qualité ou la quantité de renseignements qu’il puisse invoquer pour la justifier. Ce que les médias présentent comme une bataille entre différents professionnels du renseignement est un écran de fumée, derrière lequel deux factions, l’une favorable à la guerre et l’autre s’y opposant, cherchent à prendre le dessus. La vraie question est de savoir si les adversaires de la guerre auront le courage de soutenir l’appel de Lyndon LaRouche pour écarter du pouvoir les dirigeants politiques du parti de la guerre, à commencer par Dick Cheney aux Etats-Unis et Tony Blair en Grande-Bretagne.

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