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Rapport de Larosière : les voleurs chargés de la surveillance

La rédaction
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31 mars 2009 (Nouvelle Solidarité) — Jeudi, au G20 de Londres, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel feront du volontarisme. Ils prendront la tête de la croisade européenne en faveur de la régulation du système et Nicolas Sarkozy annonce déjà qu’il quittera la réunion plutôt que d’accepter un sommet raté.

Les deux chefs d’Etat iront à Londres armés d’un arsenal de mesures proposé par la Commission de Larosière, mandatée à cet effet il y a quelques mois par l’Union européenne.

31 recommandations ont été faites par cette commission dont les plus tape-à-l’œil sont : la régulation de toutes les entités engagées dans des activités financières présentant des risques systémiques ; enregistrement de tous les hedge funds ; obligation d’utiliser une chambre de compensation pour les Credit Default Swaps (CDS) ; maintien d’une part significative des titrisations dans les bilans des émetteurs jusqu’à la fin de leur vie ; création de mécanismes européens et mondiaux d’alerte précoce et de contrôle des risques.

L’important, cependant, n’est pas dans les mesures adoptées, qui auraient pu être élaborées par n’importe quelle autorité compétente, mais de voir qui est à l’origine de ce système et qui est censé le contrôler. C’est là que les bras nous en tombent. Parmi ceux qui ont supervisé ce rapport avec de Larosière, quatre ont travaillé ou travaillent encore avec des groupes financiers qui sont à l’origine de cette crise. Jacques de Larosière a été consultant d’AIG ; Otmar Issing, ancien de la Deutsche Bank et de la BCE, est actuellement consultant de Goldman Sachs ; Onno Ruding, ancien gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas, travaille actuellement pour Citigroup alors que Rainer Masera était avec la branche italienne de Lehman Brothers. Leszek Balcerowicz est l’ancien ministre des Finances ultralibéral de Pologne et Callum McCarthy, l’ancien président de la Financial Security Authority (FSA) britannique, l’agence de surveillance financière qui n’a rien vu venir de la crise.

Parmi les recommandations clés de la Commission, la création d’un organisme d’alerte précoce, le ESRC, chargé d’avertir le FMI, le FSF (Forum de stabilité financière) et la BRI (Banque des règlements internationaux, en cas de risque systémique. Le FSF, en collaboration avec les autres institutions, serait « chargé de promouvoir la convergence de régulations financières internationales se référant aux plus hauts critères. »

Mais qui est, actuellement, à la tête du FSF ? C’est Mario Draghi, ancien vice-président de Goldman Sachs pour l’Europe et actuellement gouverneur de la Banque centrale italienne, qui emploie toute son énergie à saboter l’application des mécanismes de contrôle instaurés par le ministre italien de l’Economie, Giulio Tremonti, afin de vérifier que les banques ayant reçu de l’argent de l’Etat relayent bien ces crédits auprès des individus et des entreprises !

Clairement, au milieu de cette crise, les pouvoirs financiers avancent leurs pions dans toutes les instances de régulation pour s’assurer de sauver leur mise !

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