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Rapport secret sur le bombardement de l’ambassade de Chine à Belgrade

La rédaction
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La mission de l’envoyé personnel du Président, le sous-secrétaire d’Etat Thomas Pickering, qui s’est rendu à Pékin le 16 juin pour présenter les résultats d’une enquête officielle sur le bombardement par l’OTAN de l’ambassade de Chine à Belgrade, le 7 mai, s’est traduite par un fiasco. Suite à cela, un scandale majeur a éclaté aux Etats-Unis quant à savoir qui est responsable de cet incident.

Selon des rapports unanimes, Pickering s’est contenté de présenter la ridicule histoire de la « carte périmée » et de « procédés défectueux », maintenant que le bombardement était dû à une « erreur ». Le gouvernement chinois a rejeté sans équivoque son rapport, qualifié de « non-crédible » et de « totalement inadéquat », ce qui aggrave la crise de confiance déjà sérieuse entre la Chine et les Etats-Unis.

Le Washington Post du 24 juin publiait des fuites d’un « rapport secret de la CIA » selon lequel un employé de la CIA avait « mis en cause avec persistance » le choix du prétendu emplacement de la Direction fédérale des armements yougoslave -en réalité l’ambassade de Chine - comme cible de bombardement. Le même jour, un porte-parole du Pentagone, Ken Bacon, a confirmé à la presse qu’un responsable de la CIA avait par deux fois, le 4 mai et juste avant le bombardement du 7 mai, alerté par téléphone le Centre des opérations aériennes combinées de l’OTAN en Europe, pour les prévenir que le ciblage de la prétendue Direction fédérale des armements yougoslaves n’était pas précis. Mais apparemment, on est passé outre cet avertissement. Toujours selon Bacon, les véritables enquêtes sur la chaîne de commandement du bombardement n’ont été ouvertes qu’une fois terminées les frappes contre la Yougoslavie.

Les récentes révélations omettent de mentionner que l’emplacement de l’ambassade de Chine était plutôt bien connu des cadres diplomatiques, militaires et du renseignement américains, et détournent l’attention de la question vraiment brûlante, à savoir qui, à Washington, à Londres et dans l’état-major de l’OTAN, est responsable de l’attaque. Le 24 juin, Lyndon LaRouche a proposé que la Chine publie une liste des personnalités officielles américaines qui se sont rendues à l’ambassade de Chine à Belgrade pendant les trois années ayant précédé le bombardement et que Washington fasse de même.

Avant même ces dernières révélations, des responsables du Pentagone et de l’OTAN avaient publiquement reconnu l’absurdité de l’histoire de la « fausse carte ». Lors d’un briefing au Pentagone, le 8 mai, le général Chuck Wald a affirmé que la procédure d’étude et de vérification des cibles excluaient une telle erreur, tandis que le général Walter Jertz déclarait le même jour à Bruxelles : « Je n’ai aucune preuve que nous utilisions de vieilles cartes, de fausses cartes. » Cinq semaines après le bombardement, Washington
a alors envoyé à Pékin Pickering, pilier de la bureaucratie permanente anglo-américaine, pour « s’excuser » de cette « erreur ». Le seul fait d’avoir choisi Pickering pour la mission, plutôt qu’un autre envoyé qui aurait pu avoir de meilleures relations avec Pékin, était révélateur. En raison du rôle qu’il a joué en tant qu’ambassadeur de l’administration Bush aux Nations unies pendant la guerre du Golfe, Pickering n’a pas beaucoup de sympathisants à Pékin. Sa prestatio n’a fait qu ’envenimer les relations bilatérales. Selon certaines indications, Washington pourrait avoir fourni à Pékin des explications supplémentaires par « canaux secrets », mais la Chine ne s’en contentera probablement pas.

Lors de leur rencontre avec l’envoyé américain, le ministre des Affaires étrangères Tang Jiaxuan et son vice-ministre Yang Jiechi ont confirmé l’exigence persistante de leur gouvernement à obtenir une enquête totale et publique ainsi qu’une punition sévère des responsables. Selon une déclaration officielle du gouvernement chinois, les frappes aériennes ont été intensivement préparées et les Etats-Unis avaient une vision claire « des cibles à frapper ou des cibles à ne pas frapper ». Si la Chine a toujours attaché une grande importance à ses liens avec les Etats-Unis, « il faut maintenir les principes », surtout « le respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale, et la non-ingérence de l’un dans les affaires internes de l’autre. » Il revient aux Etats-Unis, qui ont exécuté le bombardement, de créer « les conditions et l’atmosphère indispensables pour que les relations sino-américaines retrouvent le bon chemin ».

Pourtant, le 22 juin, le secrétaire à la Défense William Cohen a ressorti la même ligne sur l’erreur de cible, notant qu’il y avait eu des dysfonctionnements dans le renseignement et les institutions.

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