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Record absolu pour le déficit du compte courant américain

La rédaction
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Selon les statistiques définitives publiées le 15 mars par le département du Commerce, en 1999, le déficit du compte courant américain a augmenté de 53,7 % par rapport à 1998, pour atteindre 338,9 milliards de dollars contre 220 milliards l’année précédente. Le compte courant comprend le solde de la balance commerciale ainsi que les flux de capitaux étrangers et l’aide gouvernementale. Cet inquiétant déficit enregistré pour l’année 1999 représente 3,8 % du PIB.

Dans un discours récent, le président de la Réserve fédérale de New York, William McDonough, a reconnu que la hausse du déficit du compte courant américain est alarmante, ajoutant que l’afflux de capitaux étrangers pour le financer « ne pourra pas durer indéfiniment ». Mais ce déficit record ne semble pas du tout inquiéter les marchés financiers américains. Le Dow Jones a même grimpé de 4,93 % le 16 mars, la plus importante augmentation journalière jamais vue. Le même jour, le correspondant de l’EIR à Washington, Bill Jones, a demandé au porte-parole de la Maison Blanche, Bruce Lockhart, si l’ampleur du déficit du compte courant n’était pas une source d’inquiétude pour le gouvernement. Selon Lockhart, il reflète « la force de l’économie américaine par rapport aux autres économies dans le monde ».

Pour l’année 1999, le dernier trimestre a été le plus désastreux, avec un déficit du compte courant atteignant 99,80 milliards de dollars, soit un accroissement de 12 % par rapport au trimestre précédent (89,09 milliards de dollars). Si cette tendance devait se confirmer, il faudrait s’attendre à un déficit annuel de quelque 400 milliards pour l’année 2000.

Un facteur aggravant est l’augmentation du coût des importations, due en grande partie à la hausse des prix du pétrole et creusant plus encore le déficit commercial. Selon les statistiques gouvernementales, en février, la hausse de ces coûts a été de 1,9 %, la plus forte hausse mensuelle depuis plus de neuf ans (à la veille de la guerre du Golfe).

Au cours des deux dernières années, le déficit du compte courant a été couvert par un afflux record de capitaux étrangers investis dans les titres financiers américains. Mais aujourd’hui, conscients du niveau surévalué du Nasdaq et des actions de la nouvelle économie, et face à la faiblesse du marché obligataire, les investisseurs étrangers pourraient bientôt décider de s’en retirer, ce qui risquerait alors de provoquer la baisse du dollar et l’effondrement des marchés de la plus grande économie du monde. La Fed serait alors obligée de prendre des mesures d’urgence pour soutenir la monnaie américaine, par exemple en augmentant drastiquement les taux d’intérêt, comme ce fut le cas en 1982. Résultat : les Etats-Unis subiraient un processus similaire à celui que connaissent la Thaïlande et d’autres économies émergentes depuis mai 1997.

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