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Réélection de Bush certifiée mais pas d’état de grâce

La rédaction
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La session conjointe du Congrès, convoquée le 6 janvier pour certifier le résultat de l’élection présidentielle du 2 novembre, représente une défaite politique cinglante pour George W. Bush, malgré la certification, et une victoire pour les forces politiques dirigées par Lyndon LaRouche. A la demande de Dick Cheney, en sa capacité de président du Sénat, les résultats furent annoncés Etat par Etat. Quand on en vint à l’Ohio, la députée démocrate Stephanie Tubb-Jones se leva, suivie par une dizaine de ses collègues, pour objecter contre le vote. A la différence des présidentielles de 2000, où de nombreux députés avaient contesté le résultat de la Floride, mais sans rallier le soutien d’un seul sénateur, cette fois-ci, la sénatrice démocrate de Californie, Barbara Boxer, signa de son côté la motion des députés.

Ainsi, pour la première fois depuis 1877, la session de certification a été suspendue pour permettre un débat séparé dans les deux chambres sur l’objection au vote du Collège électoral. Le débat à la Chambre des représentants, comme prévu dans les règles, dura deux heures, avec cinq minutes accordées à chaque intervenant, républicain ou démocrate en alternance. Côté démocrate, plusieurs députés ont dénoncé l’obstruction électorale dans l’Ohio, qui avait été documentée dans le rapport d’enquête de John Conyers, de même qu’au Sénat.

Les républicains, bien sûr, repoussèrent l’objection, qualifiant de « farce » toute la procédure et accusant ses initiateurs d’être mauvais perdants et de voir des conspirations partout.

Avant de conclure la session, Mme Tubb-Jones fit un résumé éloquent de la plainte, suivie par le président du groupe républicain, Tom Delay, qui se lança dans une diatribe contre les démocrates qui jettent ainsi « l’opprobre » sur la Chambre des représentants. « Le véritable motif de ceci, dit Delay, est de mettre en doute la victoire de George Bush ». Pour lui, dénoncer l’obstruction électorale constitue une « attaque contre la démocratie » et une menace pour le « choix du peuple ».

En fin de compte, le Sénat vota par 74 voix contre 1 le rejet de l’objection du vote des grands électeurs de l’Ohio, et la Chambre 267 voix contre 31.

Cependant, l’action courageuse des parlementaires démocrates et le débat vigoureux qui s’en ensuivit ont effacé toute illusion sur un éventuel état de grâce pour Bush. Au-delà de l’enjeu immédiat des résultats électoraux, l’action de ces parlementaires démocrates a envoyé un message critique à la Maison-Blanche et aux dirigeants républicains du Congrès, qui pensaient avoir carte blanche pour imposer leur politique : la 109ème session du Congrès sera marquée par de dures batailles parlementaires. Un Parti démocrate qui saura enfin écouter Lyndon LaRouche va reprendre la lutte pour défendre l’intérêt général des Américains, renouant avec la tradition du parti de Franklin Roosevelt.

Les irrégularités électorales dans l’Ohio

Le 5 janvier, John Conyers, membre de la Commission judiciaire de la Chambre, avait donné le ton en rendant public un rapport de 102 pages, préparé par les démocrates de la Commission, détaillant l’obstruction électorale et la fraude dans l’Ohio.

Le résumé du rapport affirmait sans détour : « Nous avons constaté des irrégularités et des anomalies électorales massives et sans précédent dans l’Ohio. Dans nombre de ces cas, les irrégularités ont été provoquées par des fautes intentionnelles et des comportements illégaux, la plupart impliquant le secrétaire d’Etat Kenneth Blackwell, co-directeur de la campagne Bush-Cheney dans l’Ohio. » Selon le document de la Commission judiciaire, il existe de « multiples motifs pour récuser les grands électeurs de l’Ohio », et il appelle le Congrès à conduire une enquête exhaustive sur les irrégularités dans cet Etat, par le biais d’une commission conjointe spéciale de la Chambre et du Sénat.

Dans sa déclaration présentée dans l’hémicycle de la Chambre, après avoir contesté la certification des grands électeurs de l’Ohio, Conyers cita des exemples précis, avant de conclure : « La plupart d’entre nous sommes ici car aucun responsable électoral de l’Ohio ne nous a fourni d’explication sur les irrégularités massives et répandues dans cet Etat : aucune explication sur les machines du comté de Mahoning qui enregistraient sous le nom de Bush les votes en faveur de Kerry, aucune explication sur la purge abusive [des listes électorales] dans le comté de Cuyahoga, aucune explication sur le blocage des machines à voter dans le comté de Warren, aucune explication sur les 99% de participation électorale dans le comté de Miami, aucune explication sur la manipulation des machines dans le comté de Hocking.

« Le débat que nous menons aujourd’hui ne changera pas le résultat de l’élection de novembre. Nous le savons. Mais à partir de ce débat, j’espère que ce Congrès répondra à notre demande », notamment en organisant des auditions bi-partisanes pour examiner la cause des irrégularités. Conyers demanda au Congrès de « se préoccuper des irrégularités électorales dans ce pays autant que de celles commises en Afghanistan, en Ukraine et en Irak, de mettre en oeuvre une véritable réforme électorale, qui donne à tous les citoyens le droit à un bulletin provisoire, délivre à tous les électeurs une trace vérifiable sur papier et interdise aux responsables électoraux d’être à la fois directeur d’une campagne électorale ».

En conclusion, il déclara : « Ce que nous ne devrions jamais craindre au Congrès, c’est un débat, et ce que nous ne devrions jamais craindre dans une démocratie, ce sont les électeurs. J’espère qu’aujourd’hui, nous aurons un débat honnête et que dans quatre ans, nous aurons une élection dont tous nos citoyens seront fiers . »

Le même jour, la sénatrice Barbara Boxer publia une « Déclaration sur son objection à la certification du vote des grands électeurs de l’Ohio ». Elle posa aussi une série de questions à ses collègues du Sénat : « Pourquoi les électeurs de l’Ohio ont-ils dû attendre des heures sous la pluie pour voter ? Pourquoi les électeurs du Kenyan College, par exemple, ont-ils dû faire la queue jusqu’a 4 heures du matin pour voter parce qu’il n’y avait que deux machines pour 1300 électeurs ? Pourquoi les communautés pauvres et à dominante afro-américaine avaient-elles des files d’attente extraordinairement longues ?

« A cause de cela, et des irrégularités en matière de machines à voter dans tant d’autres endroits, je me joins à la représentante Stephanie Tubb-Jones pour projeter la lumière de la vérité sur un système défectueux qu’il faut à présent corriger.

« Au cours des quatre dernières années, ce Congrès n’a pas fait tout ce qu’il aurait dû pour assurer chaque électeur que son suffrage compte, poursuivit-elle. Il y a un an, les sénateurs Graham, Clinton et moi-même, avons déposé une proposition de loi prévoyant que les systèmes de vote électronique fournissent aussi un enregistrement sur papier pour pouvoir vérifier un vote. Cette trace sur papier serait stockée dans une urne électorale en cas de recompte des voix. Il n’y a aucune raison que le Sénat n’ait pas repris et voté cette proposition de loi. Pour le moins, il aurait fallu tenir une audition. Mais ça n’a jamais eu lieu . »

Comment LaRouche a façonné la lutte contre la certification de Bush

La bataille historique qui s’est déroulée au Congrès le 6 janvier aurait été impensable sans l’intervention de Lyndon LaRouche qui, au cours de deux conférences retransmises sur internet, les 9 novembre et 5 janvier, a clairement fait comprendre que la lutte contre l’obstruction électorale pratiquée par les républicains était absolument essentielle pour défendre le système républicain et la Constitution des Etats-Unis.

Dans son webcast, à la veille de la session conjointe, LaRouche avait donné des ordres de marche clairs aux démocrates du Congrès, les incitant à faire preuve de la plus grande ténacité vis-à-vis de la certification. Pendant la discussion, l’adjoint d’un membre du Parlement lui a demandé s’il fallait tenir bon sur ce point et « à quel moment la ténacité devient-elle fixation ? » La réponse de LaRouche a été catégorique : le déroulement du processus électoral, cette année, a été parfaitement inadmissible, du point de vue de l’obstruction électorale. Et un simple recomptage des voix ne suffirait pas à réparer le mal, car il ne prendrait pas en compte le choix de tous les électeurs potentiels qui, à cause des manœuvres d’intimidation, des tracasseries bureaucratiques et autres, ne sont pas allés voter. « Ils avaient l’intention de voter, mais ce droit leur a été dénié, notamment dans les endroits que le Parti républicain supposait à forte majorité démocrate. » Et ce problème n’a pas été suffisamment pris en compte dans le processus électoral.

Rappelant le vote en Floride, en 2000, et le fait que la Cour suprême, par la bouche du juge Scalia, avait donné l’élection à Bush, LaRouche a demandé si cette fois-ci, les parlementaires se laisseraient encore intimider. « Car la question ne se limite pas à cette élection. Elle se pose aussi pour la suivante. (...) Sommes-nous des couards qui, en pleurant comme des ratons apeurés, cherchent des excuses pour abandonner la lutte afin de nous faire bien voir par ceux qui pourraient nous critiquer, ou allons-nous au contraire défendre la Constitution ? (...) En temps de crise, le peuple américain a besoin d’un gouvernement constitutionnel, qui protège l’intérêt général et les droits de tous les citoyens, notamment le droit de vote. Si nous perdons le droit de voter, alors nous n’avons plus de République. (...) Si nous acceptons la fraude électorale, si nous ne combattons pas maintenant pour cela, nous finirons sans République. Je crois donc à la ténacité pour défendre la Constitution. »

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