Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Réflexions sur le SPD et
sur l’état des partis politiques dans le monde

La rédaction
visites
779
commentaire

Le 23 juin, le quotidien allemand Die Welt a publié une longue interview de Hans Koschnick, consacrée essentiellement à la crise fondamentale que traverse le Parti social-démocrate allemand (SPD). Ancien président de ce parti, Koschnick est un chef historique de la social-démocratie allemande. Dans les années 90, il était administrateur de l’Union européenne pour la ville de Mostar (Bosnie-Herzégovine).

Dans cette interview, il estime que le SPD dirigé par Gerhard Schröder a adopté un paradigme économique et social qui est arrivé aujourd’hui dans l’impasse. Selon lui, on peut d’ores et déjà exclure la victoire du SPD aux prochaines élections législatives de 2006, il devra rester dans l’opposition pendant un certain temps.

Koschnick propose un changement fondamental pour son parti qui doit rompre avec la politique « au jour le jour » ou le populisme à court terme. Courir après une « classe moyenne hédoniste, comme Schröder l’a fait en 1998, s’est avéré un échec ». Il a ignoré la base du parti et, plus généralement, la population, qui serait éventuellement prête à accepter un sacrifice temporaire à condition de savoir pourquoi et dans quel but. La population a besoin d’une perspective.

Alors qu’elle veut une « nouvelle vision de la société », dit-il, les dernières élections au Parlement européen ont montré que les sociaux-démocrates n’avaient « aucun concept, pas la moindre trace d’une idée » à proposer et ce ne sont pas les membres du cabinet, ni les « commissions d’experts », qui en formuleront. « Les seuls partis qui ont un avenir sont ceux qui ont des valeurs bien définies, un message très clair sur la façon dont la société doit être bâtie dans l’avenir », dit Koschnick, sans pour autant préciser sa pensée dans ce domaine.

Le 28 juin, Lyndon LaRouche est revenu sur cette interview avec Koschnick, suggérant que le défi lancé au SPD soit également « pris à cœur par la Convention démocrate, début juillet à Boston ». . (...) Tous les grands partis politiques, presque partout dans le monde, qui avaient acquis une autorité relativement importante ces dernières années, traversent actuellement de graves crises existentielles qui ressemblent, à un degré plus ou moins désastreux, à celle du SPD de Koschnick. Au cours des dernières décennies, les grands partis politiques et les gouvernements se sont plutôt basés sur une vue fictive de la situation économique et stratégique qui correspond de moins en moins aux processus se déroulant dans le monde réel. Aux Etats-Unis, les conditions de vie des foyers modestes, qui représentent 80% de la population, dans un nombre grandissant de villes, se sont fortement dégradées, tandis que les partis se vantent toujours plus des succès produits par les « réformes » qui ont contribué à aggraver les conditions au point de produire des catastrophes (...).

« Alors que nous assistons à la propagation systémique de graves crises générales, il n’y a pas d’idiotie plus dangereuse en politique que de tenter de définir la politique en termes de "gauche", "droite" et "centre", par rapport aux positions des partis. »

Contrairement à ce genre de positionnement, LaRouche pense que « la seule vraie différence importante, durable et axiomatique, dans la culture politique de l’europe moderne, est celle séparant les humanistes classiques des diverses variétés de matérialistes. » Cette considération est essentielle pour les types de problèmes que pose Koschnick.

« En Europe, l’un des deux courants opposés dont l’intersection explique le développement historique de la social-démocratie continentale européenne et le système des partis politiques américain, est le courant humaniste classique associé à l’influence rayonnante au XVIIIème siècle de Leibniz, J.S. Bach, Abraham Kaestner, Gotthold Lessing, Moses Mendelssohn, Friedrich Schiller et les frères Wilhelm et Alexander von Humboldt. » De la philosophie "matérialiste" découle la « tradition idéologique de l’utopie "post-industrielle" et d’une hostilité envers les "cols bleus" de l’agriculture et de l’industrie modernes.

« Le changement de paradigme culturel reflété dans la fusion de la contreculture rock-drogue-sexe avec l’utopie "post-industrielle" a conduit le monde vers la crise actuelle qui menace maintenant de faire tomber le SPD allemand. De la même façon, de nombreux grands partis d’Europe et des Amériques se sont discrédités en subissant l’influence de ce changement de paradigme culturel.

« La perte d’un gouvernement viable en Allemagne, même la perte d’un SPD viable, porterait un coup sérieux aux Etats-Unis. Mais si les Etats-Unis refusent de changer de politique, très bientôt, cela se traduira par une catastrophe pour l’ensemble du monde. Faute de revenir à un engagement en faveur de l’approche humaniste classique, il y a très peu d’espoir que cette civilisation - que nous tenons trop souvent pour acquise - perdure dans ses formes actuelles de liberté individuelle relative . »

Contactez-nous !

Don rapide