Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Réforme des retraites : Rigoureusement Woerth

La rédaction
visites
2856

10 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – C’est pour ses apparences trompeuses de bon gendre qu’Eric Woerth a été choisi pour faire passer l’amère pilule de l’austérité. Fraîchement nommé ministre du Travail pour faire accepter la réforme des retraites, le bonhomme en connaît un rayon en rigueur budgétaire. En tant que ministre du Budget de 2007 à 2010, il a œuvré à la libéralisation des paris en ligne (pomper l’argent des gogos pour nourrir les profits de grands groupes privés) en même temps qu’il mettait en œuvre le bouclier fiscal (baisser les impôts des 15000 foyers les plus riches). C’est aussi lui qui, en pleine crise financière, a organisé la fausse lutte contre les paradis fiscaux pendant qu’il lançait la vraie chasse à la fraude à l’assistance sociale. Alors est-il aussi propre que ce que l’on dit ? N’est-il que ce bon fonctionnaire, simplet, qui ne fait que se soumettre à l’implacable logique des chiffres ?

Dans la tête d’Eric Woerth, il est tout à fait normal que le peuple paye pour la crise : « J’ai horreur de la démagogie. Les gens ne vivent pas mal, il ne faut pas exagérer. Je ne mesure pas une tension sociale plus forte qu’il y a cinq ans. Moi, je ne veux pas être dans la complaisance. Il y a des problèmes, mais tout est problème. Se garer est un problème. Ne pas souffrir c’est ne pas vivre : il faut juste hiérarchiser » !!! Eh bien hiérarchisons : peut-on mettre les problèmes de stationnement au même niveau que le chômage et la vie chère ? Visiblement notre bon gendre est un peu trop habitué aux voitures avec chauffeur et au monde de l’argent.

C’est au cœur de la ZUP (Zone U-P) de Chantilly qu’Eric Woerth a bâti sa carrière et trouvé ses sponsors. Pour qui ne connaît pas cette ville de l’Oise, c’est une petite île aristocratique cernée par de vastes domaines forestiers et dont l’activité se concentre autour de son château et de son... hippodrome. Cette ville phare du hippisme français attire les grandes fortunes et c’est grâce à ce petit monde du cheval qu’Eric a pu mener son putsch à la mairie de Chantilly. C’est aussi grâce à ce petit monde que Woerth a accédé aux finances de l’UMP dont il est le trésorier depuis bientôt 20 ans. Il est autant expert du financement public de la vie politique que de son financement privé, domaine dans lequel il détient les secrets du parti présidentiel.

Et Eric peut toujours compter sur son épouse pour l’épauler. Florence Woerth, diplomée d’HEC (comme lui) et membre de la Société française des analystes financiers, est gérante de fortune pour les clients « VIP » de la Banque Rothschild et gère la première fortune de France, celle de Liliane Bettencourt, l’héritière de l’Oréal. Elle vient aussi d’être élue au Conseil de surveillance du groupe Hermès. A Chantilly, Mme Woerth préside l’écurie Dam’s, un club huppé mais dont le ticket d’entrée est déductible à 75% de l’ISF depuis la réforme « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » adoptée en 2007 par son ministre de mari.

Alors, oui, avec cette vie difficile, Eric Woerth peut le dire : « Ne pas souffrir c’est ne pas vivre. » Puis pour améliorer son image et mieux tromper son monde, il a fait appel à Anne Méaux (ancienne militante du groupuscule d’extrême droite GUD), conseillère en communication du Crédit Agricole, d’Eurazeo, de Lakshmi Mittal. Et pour mieux faire passer la réforme des retraites, il a confié sa propagande à la puissante agence de pub américaine BBDO.

Au moins, quand Woerth nous dit avoir « horreur de la démagogie », on peut le croire sur parole. Il n’est pas démago, non, il est naturellement faux.


A lire :
Retraites : rétablir la priorité du travail humain et de la justice sociale !


Contactez-nous !