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Reid ouvre une nouvelle phase du Cheneygate

La rédaction
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Le 8 novembre, les dirigeants du groupe démocrate au Sénat se sont lancés dans un véritable réquisitoire contre le vice-président Dick Cheney. Puis, dans le courant de l’après-midi, les sénateurs Harry Reid, Chuck Schumer et Debbie Stabenow ont envoyé une lettre au président Bush lui demandant de ne gracier personne qui serait reconnu coupable dans le cadre de l’enquête menée par le procureur indépendant Patrick Fitzgerald.

Au cours de leur conférence de presse, Reid déclara : « Un nuage bien sombre couvre la Maison Blanche. (...) Le vice-Président (...) se trouve malheureusement au milieu de cette tempête. La manipulation du renseignement pour vendre la guerre en Irak, le vice-président Cheney y est impliqué. La politique énergétique de la Maison Blanche, qui fait passer les géants pétroliers avant le consommateur américain, c’est le vice-président Cheney qui est derrière. A l’origine de la fuite d’informations secrètes pour discréditer les détracteurs de la Maison Blanche, on retrouve le vice-Président. Halliburton, les abus sur l’octroi de contrats - et la liste s’allonge encore. » Bush ferait bien, dit Reid, de ne pas commettre la même erreur que son père qui avait gracié six personnes inculpées ou condamnées dans le cadre de l’affaire Iran-Contra.

A la question : « Avez-vous des raisons de croire que le vice-Président ait d’une manière quelconque enfreint la loi ? », Reid répondit : « Tout ce que je sais, c’est qu’au cours des cinq dernières années, tout ce qui a trait au renseignement est passé par le tuyau qui se trouve sur le bureau du vice-Président. On sait que le sénateur Roberts [président de la commission sénatoriale sur le Renseignement] n’a pas suivi cette piste pour différentes raisons. Mais la plus flagrante, c’est que le vice-Président ne lui a pas donné l’autorisation de faire progresser l’enquête qu’il s’était engagé à conduire. »

Cette attaque directe contre le vice-Président, que la grande presse américaine n’a pratiquement pas couverte, est potentiellement explosive, comme Lyndon LaRouche le faisait remarquer le soir même. Elle équivaut à une inculpation de Cheney et à une déclaration de guerre. Cette attitude peut changer toute la donne. Ceux qui doutaient de la possibilité de faire partir Cheney, comme LaRouche le propose depuis trois ans, ou pensaient qu’il exagérait, s’aperçoivent maintenant que le vice-Président est bel et bien vulnérable, et qu’il est effectivement sous attaque.

Une première salve contre Cheney avait été lancée le 1er novembre, quand le sénateur Reid exigea que le Sénat se réunisse à huis-clos pour discuter de la « phase II » de l’enquête que la commission du Renseignement du Sénat (SSCI) doit conduire sur la manipulation du renseignement ayant servi à justifier la guerre contre l’Irak. En février 2004, la SSCI avait accepté de préparer un rapport sur le traitement de ces renseignements qui examine en particulier le rôle du Bureau des Plans spéciaux, du bureau de Cheney et du Congrès national irakien. Au cours de la session à huis clos, une commission de six personnes (trois démocrates et trois républicains) a été chargée d’examiner l’état de l’enquête et d’en tracer les lignes directrices. Le sénateur Jay Rockefeller, membre démocrate de la SSCI, a défini les critères de la phase II, notant que la commission devait « se préparer à interroger des témoins, y compris des personnes à la Maison Blanche, au bureau du vice-Président, ainsi que de hauts décideurs politiques. Nous devons aussi avoir la capacité d’interroger des personnes au bureau du sous-secrétaire à la Défense chargé de la politique [Doug Feith]. Si l’on refuse à la commission certaines dépositions ou autres documents, nous devrons être prêts à émettre des citations à comparaître », dit-il.

Des dirigeants démocrates envoient un avertissement à Bush

Le 8 novembre 2005, les sénateurs démocrates Harry Reid, Dick Durbin, Debbie Stabenow et Chuck Schumer ont envoyé la lettre suivante au président Bush :

« Monsieur le Président,

« L’inculpation de Lewis Libby, chef de cabinet du vice-président Dick Cheney, constitue la première fois en cent trente-et-un ans qu’un haut responsable de la Maison Blanche est accusé d’un crime dans l’exercice de ses fonctions à la Maison Blanche. Les accusations, non encore prouvées, sont extraordinairement graves et profondément troublantes.

« Bien qu’il soit trop tôt pour déclarer l’innocence ou la culpabilité de M. Libby (...), il n’est pas trop tôt pour assurer le peuple américain que vous comprenez la gravité extrême des allégations. A cette fin, nous vous exhortons à vous engager, au cas où M. Libby ou quiconque serait déclaré coupable d’un crime dans le cadre de l’enquête de Patrick Fitzgerald, à ne pas exercer votre prérogative d’octroi d’une grâce présidentielle.

« Il est important que vous fassiez clairement comprendre à l’avance que, s’il est condamné, M. Libby ne pourra bénéficier de sa relation étroite avec vous ou avec le vice-président Cheney, pour obtenir un traitement spécial extraordinaire (...). En outre, vous ne devriez rien faire qui mine l’enquête de M. Fitzgerald ou qui diminue la responsabilité des personnes à la Maison Blanche. Accorder une grâce dans ces circonstances indiquerait que la Maison Blanche se considère au-dessus de la loi.

« Nous vous prions aussi de faire publiquement savoir si des personnes à la Maison Blanche, y compris le conseiller juridique Harriet Miers ou le vice-président Cheney, ont discuté de la possibilité de gracier M. Libby. Sachant que le peuple américain n’a pas été mis au courant de ce qui avait transpiré à la Maison Blanche autour de la fuite [de l’identité de Valerie Plame comme agent de la CIA], il serait tout à fait impropre que de telles discussions se déroulent en coulisses.

« Une action publique rapide de votre part peut indiquer clairement que vous prenez très au sérieux tout cas de parjure et d’obstruction à la justice aux plus hauts niveaux de votre gouvernement, et que vous étiez sincère en déclarant que vous vouliez rétablir l’honneur et la dignité de la Maison Blanche. Nous attendons votre réponse et espérons que vous annoncerez promptement vos intentions. »

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