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Relance du programme nucléaire en Argentine

La rédaction
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Lors d’une cérémonie le 23 août à la Casa Rosada, sous l’égide du président argentin Nestor Kirchner, le ministre de la Planification et de l’Infrastructure Julio De Vido a annoncé un ambitieux plan énergétique à long terme, destiné à refaire de l’Argentine un leader continental dans le domaine nucléaire.

Des représentants scientifiques de la Commission de l’énergie atomique argentine participaient à la cérémonie, ainsi que la quasi totalité du cabinet et les ambassadeurs du Canada, Brésil et Venezuela. Egalement invités, quatre membres du LYM ont pu interviewer des responsables de la CNEA.

Le ministre Julio De Vido a cité un extrait du décret du 31 mai 1950 prévoyant la création de l’industrie nucléaire nationale, promulgué par le président de l’époque, Juan Peron. L’Etat « a établi son rôle de guide » dans le programme nucléaire dont la vocation, souligna-t-il, reste pacifique. Le gouvernement a pris « la décision stratégique de relancer et de récupérer nos capacités scientifiques et technologiques dans le secteur nucléaire ». Au cours des années à venir, l’Argentine va s’efforcer d’augmenter sa production d’électricité afin de résoudre la crise énergétique, en appliquant des mesures concrètes : achèvement de la centrale nucléaire Atucha II, étude de faisabilité sur la construction d’une quatrième centrale nucléaire, relance de l’usine d’eau lourde dans le Neuquen et réouverture d’une usine d’enrichissement d’uranium dans la même province. On étudiera également la possibilité de prolonger de vingt-cinq ans la vie utile de la centrale nucléaire d’Embalse.

« Nous allons renouer avec les politiques que nous avons eu le tort d’abandonner [dans les années 1990] et les remplacer par d’autres à plus long terme », déclara De Vido. Cela serait cependant impossible « sans la ténacité et l’engagement des scientifiques qui n’ont jamais perdu l’espoir dans le programme nucléaire argentin », même lorsqu’il était question de l’enterrer complètement et qu’ils étaient eux-mêmes « exclus et expulsés ». Aujourd’hui, dit-il, nous allons nous concentrer sur le développement de nos ressources humaines, réactiver celles qui existent et former de nouveaux chercheurs dans le cadre de programmes spéciaux pour les jeunes. Lorsque Atucha II sera achevée, l’Argentine « verra une augmentation massive de sa production énergétique » et 4000 nouveaux emplois hautement qualifiés auront été créés.

Pour ce qui est de la coopération avec le Brésil, le ministre de l’Infrastructure estime que pour lui donner une « signification stratégique », l’Argentine devrait relancer aussi son programme d’enrichissement d’uranium. L’usine d’enrichissement d’uranium dans la province de Neuquen (fermée en 1983) sera rouverte, ainsi qu’une installation d’eau lourde qui devra fournir six cents tonnes d’eau lourde pour Atucha II. Jusqu’en 1983, l’Argentine enrichissait de l’uranium sur place, mais l’importe depuis.

Le Brésil, qui a son propre programme d’enrichissement d’uranium, suit attentivement ces développements. Le ministre brésilien de la Science et la Technologie, Sergio Rezende, a noté que l’Argentine pourrait économiser des millions de dollars en enrichissant son propre uranium, au lieu de l’importer par l’intermédiaire du consortium européen Urenco, comme elle le fait actuellement.

Par ailleurs, De Vido a annoncé que le petit réacteur CAREM, développé par la société INVAP dans le Rio Negro, est une affaire d’« intérêt national ». Actuellement, il n’existe qu’un prototype de ce réacteur, qui devrait être capable de produire vingt-cinq mégawatts d’électricité.

Enfin, les applications du nucléaire dans le domaine de la médecine, notamment vis-à-vis des démunis, ne seront pas en reste. La CNEA doit créer un centre de diagnostic nucléaire ultra-moderne, qui fournira des radiodiagnostics gratuitement aux hôpitaux. Et avant la fin de cette année, sera inauguré le centre de diagnostic de Buenos Aires, où fonctionnera la tomographie la plus moderne d’Amérique latine, destinée notamment aux secteurs de la population les plus dépourvus.

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