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Relations russo-allemandes :
un pas dans la bonne direction

La rédaction
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Bien que l’on doive déplorer, dans les relations entre l’Allemagne et la Russie, l’absence d’une perspective de « grand dessein » de développement économique et infrastructurel pour l’Eurasie, les relations bilatérales ont reçu un puissant coup de pouce lors des entretiens du 8 juillet à Moscou entre le chancelier allemand Gerhard Schröder et le président russe Vladimir Poutine. Parallèlement, ce sommet fut l’occasion de discussions entre les grands capitaines d’industrie des deux bords.

La délégation économique allemande était la plus importante, depuis des années, à se rendre en Russie. Ce fut aussi la première délégation d’hommes d’affaires occidentaux à être reçue par le Président russe depuis sa réélection en mai. Ceci reflète l’engagement, des deux côtés, d’approfondir et d’élargir la coopération économique. Au cours des six premiers mois de l’année 2004, les exportations allemandes vers la Russie, notamment celles de machines, ont augmenté de plus de 10% et d’autres sont envisagées. Le chef de la commission Est de l’Association industrielle allemande, Klaus Mangold, a déclaré que la Russie était le « deuxième marché en terme de croissance » pour les exportations, après la Chine.

Le 8 juillet, des contrats pour plus de 3 milliards d’euros ont été signés et des accords portant sur le même montant sont en discussion. On n’avait pas vu un tel volume d’investissements depuis la fin des années 70. L’accord le plus important, parmi ceux déjà signés, concerne EON-Ruhrgas et Gazprom : un nouveau gazoduc sous-marin doit être construit entre la Russie et l’Allemagne, le long de la côte Baltique. Pour la première fois, le partenaire russe va permettre à un investisseur étranger d’être partie prenante de l’ensemble du processus de production dans le secteur du gaz naturel, depuis l’exploration jusqu’à la vente, à l’Ouest. Gazprom est, de fait, une entreprise publique qui appartient aux secteurs stratégiques de l’économie russe épargnés par le processus de privatisation.

Un des accords signés porte sur la coopération entre Siemens et l’entreprise russe Sistema dans les technologies de l’information appliquées aux communications, transports, secteurs médicaux, etc. Par ailleurs, le géant alimentaire allemand Rewe va investir 400 millions d’euros dans son partenaire russe Marta. Encore en discussion : des joint ventures entre EADS et l’avionneur russe Irkut, des projets entre les compagnies aériennes allemandes et Aeroflot, une coopération entre EON et RAO EES dans le secteur de l’électricité et une expansion des activités de Knauff (matériaux de construction) sur le marché russe. Par ailleurs, Linde (biens d’équipement) négocie la construction d’une usine chimique pour 1,5 milliard d’euros et le grossiste allemand Metro recherche des partenaires russes pour des investissements portant sur 1 milliard d’euros.

Concernant l’affaire Youkos/Khodorkovsky, qui a été montée en épingle dans les médias par les cercles néo-libéraux occidentaux hostiles à la politique allemande actuelle envers la Russie, le chancelier Schröder a déclaré que c’était une « affaire russe strictement interne ». Mangold ajouta que l’industrie allemande appréciait « que la phase turbulente de la privatisation [en Russie] soit terminée ».

Le thème du partenariat stratégique a également été évoqué par Schröder dans son discours à l’Académie de la Finance de Moscou, le 8 juillet. Le chancelier, que Poutine a invité à participer l’année prochaine aux commémorations du 60ème anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale à Moscou, a déclaré que la portée et la profondeur de la coopération germano-russe, ainsi que le « partenariat cordial » actuel étaient « stupéfiants », lorsque l’on songe qu’il y a 60 ans, Allemands et Russes s’affrontaient dans une guerre brutale et qu’il y a 15 ans encore, le rideau de fer divisait encore l’Europe et l’Allemagne.

L’Allemagne, qui est « la première économie et le pays le plus peuplé de l’Union européenne, (...) se considère comme le moteur d’une relation étroite, stratégique, entre l’Union européenne et la Russie », dit Schröder. « Pour l’avenir de la Russie - et il ne peut, après les expériences du XXème siècle, y avoir aucun doute là-dessus - le partenariat avec l’Europe est indispensable, tout comme il n’y a aucune alternative pour l’Europe à une bonne et fructueuse coopération avec la Russie. En termes de paix et de préservation de la prospérité, nous dépendons l’un de l’autre, nous ne devons plus jamais l’oublier . »

L’Allemagne, ajouta-t-il, est engagée à aider l’industrie russe à se développer, non seulement dans les secteurs de l’énergie et des matières premières mais, de plus en plus, dans les secteurs stratégiques industriels de pointe comme l’aérospatiale, l’automobile, la bio-technologie et l’industrie pharmaceutique. Les échanges scientifiques sont aussi très importants : l’Allemagne est actuellement le pays qui accueille le plus grand nombre d’étudiants russes. Suivant l’exemple franco-allemand, les échanges de jeunes entre l’Allemagne et la Russie seront renforcés.

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