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Renault-Nissan-GM : les synarchistes préparent l’avènement d’un conglomérat automobile mondial

La rédaction
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Kirk Kerkorian, le « requin des acquisitions » qui détient actuellement environ 10 % des actions de General Motors, promeut un partenariat entre le géant américain et Renault-Nissan. Derrière lui se profile le dessein des synarchistes visant à regrouper l’ensemble de l’industrie automobile mondiale pour mieux la dépouiller. Au conseil d’administration de Renault, on retrouve le PDG de Danone, Franck Riboud, qui a succédé à son père Antoine à ces deux postes. Danone est un client de longue date de Lazard. Quant à Jean Riboud, le frère d’Antoine, qui fut directeur de Schlumberger pendant de longues années, c’est lui qui a présenté son ami Felix Rohatyn (également au conseil de Schlumberger) à un autre de ses amis, François Mitterrand. Un profil de Danone paru dans BusinessWeek en 1999 précise la relation Danone/Riboud avec Lazard :

« Selon des membres de sa famille, Antoine Riboud n’a jamais eu l’intention de se faire succéder par son fils cadet, un passionné de sport qui voulait travailler à la société Skis Rossignol, mais s’est retrouvé, après deux hivers sans neige, chez Danone. C’est un membre du conseil de surveillance, Michel David-Weill, PDG de la banque Lazard Frères & Co., qui a estimé en 1992 que Franck pourrait être l’héritier le plus qualifié pour accéder au poste de PDG. Antoine et David-Weill ont décidé d’observer les activités de Franck pendant un an ou deux. Bien que ce dernier ait gardé un profil bas, ils étaient convaincus qu’il pourrait être à la hauteur. »

Le PDG de Renault, Louis Schweitzer, est un administrateur de Veolia Environnement, l’ancien Vivendi proche de Lazard. Il est également administrateur de L’Oréal, tout comme un autre directeur de Renault, Marc Ladreit de Lacarrière, PDG de Fimalac et Fitch Ratings.

Autre directeur de Renault, François de Combret est un associé-directeur de Lazard Paris. C’est lui qui, en 1997, a planifié la privatisation de Renault, avant de faire appel, en 1999, à Carlos Ghosn ("le cost killer") pour diriger Renault. En 2001, Ghosn a également pris en charge les opérations de Nissan. Apparemment, le gang de Kerkorian et Lazard envisagent maintenant de lui donner le poste de Rick Wagoner à la tête de General Motors.

Si l’« alliance » entre GM et Renault-Nissan devait se réaliser, elle mettrait définitivement fin à tout contrôle national sur la production automobile aux Etats-Unis, tout en se traduisant par des fermetures d’usines et des suppressions massives d’emploi chez les équipementiers et les fournisseurs. Manufacturing News commentait : « Si une telle alliance devait voir le jour, formant le plus grand groupe automobile au monde, les répercussions sur l’achat de pièces et de composants tout au long de la chaîne logistique mondiale seraient vastes. » De nombreux fournisseurs, d’après ce journal, se retrouveraient au bord de l’insolvabilité.

Le ministre français des Finances, Thierry Breton, a laissé entendre que le gouvernement français (actionnaire de Renault à hauteur de 15 %) soutiendrait la décision prise par la direction de Renault. De son côté, le ministre français de l’Industrie, François Loos, a appelé Renault à « énormément de prudence ». Carlos Ghosn doit rencontrer prochainement le PDG de GM, Rick Wagoner, à Detroit, peut-être dès le 14 juillet.

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