Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

« Renflouement du Brésil » : une tentative de sauver Wall Street

La rédaction
visites
791

Le 7 août dernier, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé qu’il allait réaliser son plus important « plan de sauvetage » de tous les temps : un accord pour un crédit de 30 milliards de dollars au Brésil. La Banque mondiale et la Banque du développement inter-américain (IADB) lui ont offert quant à elles un crédit supplémentaire de 4,5 milliards de dollars. Cet accord coïncidait avec la visite effectuée par le secrétaire d’Etat américain au Trésor, Paul O’Neill, en Uruguay, au Brésil et en Argentine, qui a été immédiatement saluée par le président George Bush. Déjà le 4 août, l’administration Bush avait accordé à l’Uruguay un pont d’urgence de 1,5 milliard de dollars afin d’empêcher un défaut imminent suite à une ruée sur les dépôts bancaires.

La soudaine volte-face du gouvernement américain, qui, jusqu’à présent, avait rejeté catégoriquement toute nouveau crédit du FMI pour les pays d’Ibéro-Amérique, est un signe de la panique qui règne à la Maison-Blanche, au Trésor américain et à la Réserve fédérale. La cause de cette panique n’est pas le Brésil lui-même, mais l’effet que produirait un défaut du Brésil sur les principales banques de Wall Street. Ce qui a pu apparaître comme une soudaine « générosité » envers le Brésil est en fait une reconnaissance publique de l’état de quasi-banqueroute dans lequel se trouve le système bancaire américain. Sans plan de sauvetage immédiat, l’administration Bush craignait en effet que de grandes banques, en particulier des banques d’investissement telles que J.P. Morgan Chase et Citigroup, ainsi que certains établissements européens, ne tombent en faillite.

Lyndon LaRouche a décrit l’accord avec le Brésil comme un « renflouement pour les principales méga-banques américaines et d’autres grosses banques européennes. » Comme nous vous l’avons dit, au vu de leur gigantesque exposition aux dérivés, l’effondrement de l’une de ces grandes banques représente une menace systémique immédiate pour l’ensemble du système financier mondial.

Un analyste de la City de Londres a également décrit ce prêt comme « rien d’autre qu’un sauvetage des banques américaines. L’administration Bush essaie désespérément de maintenir la situation du système bancaire américain au calme jusqu’aux élections de novembre. Ils sont terrifiés à l’idée qu’il y ait une crise bancaire dans cet intervalle. En fait, cela peut arriver n’importe quand, avec ou sans sauvetage comme celui-là ».

Bien que le FMI mette 6 milliards de dollars à la disposition du Brésil dès que son comité directeur aura approuvé l’accord, les 24 milliards restants ne seront pas fournis avant l’année prochaine, c’est-à-dire après que le nouveau gouvernement brésilien soit en place. Dans la perspective de l’argent promis, le Brésil est supposé utiliser dès maintenant 10 milliards de dollars des 15 milliards de réserves en devises qui lui restent pour défendre le real. Parallèlement, le FMI a fait la demande absurde que le gouvernement brésilien maintienne un « surplus budgétaire » de « pas moins de 3,75% » du PIB. Le surplus budgétaire primaire est calculé en soustrayant des revenus toutes les dépenses, à l’exception du service de la dette, qui s’élève à 19,2 milliards de dollars pour cette année. LaRouche a ajouté que ce qui est certain à propos de l’accord du Brésil avec le FMI, c’est que « cela ne stabilisera pas la situation économique et financière du Brésil, pas plus que cela ne stoppera la désintégration financière mondiale.

Contactez-nous !