Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

Renflouements : quand y’en a plus, y’en a encore ?

La rédaction
visites
1468

1er décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le renflouement du système financier international depuis 2008 se fait au prix de l’hyperinflation. Hier, les six principales banques centrales du monde – Réserve fédérale américaine, Banque centrale européenne, Banque d’Angleterre, Banque du Canada, Banque nationale suisse et Banque du Japon – ont annoncé une mesure commune d’urgence pour faire face à l’assèchement systémique des flux de liquidité. Leur politique ? De la monnaie, toujours plus de monnaie, sans aucune vision ni principe de réalité.

La principale mesure prise par ces grands instituts d’émission monétaire consiste à faciliter et étendre le recours aux lignes d’échange de devises – currency swaps agreement – mises en place initialement en septembre 2008, puis relancées en septembre dernier. Par ce biais, les banques centrales s’échangent des devises pour ensuite les redistribuer aux banques privées. Visant principalement l’approvisionnement en dollars, le taux de fourniture serait abaissé de moitié (de 1% à 0,5%) et les accords sont prolongés jusqu’en février 2013. Par ailleurs, les banques centrales se sont mises d’accord pour poursuivre leurs opérations de refinancement à trois mois par lesquelles elles prêtent en continu des centaines de milliards aux établissements financiers. Et il y avait urgence puisque ces mesures entreront en vigueur le 5 décembre.

Par conséquent, la Réserve fédérale américaine (et donc le dollar) va à nouveau servir de pompe à fric pour l’empire financier transatlantique de la City, alors que les principales banques anglo-américaines viennent d’être dégradées par Standard & Poors. L’agence Bloomberg nous apprend d’ailleurs après une étude minutieuse des documents de la Fed obtenus après une longue procédure judiciaire, que la banque centrale américaine avait prêté dans le plus grand secret et en toute illégalité 7 770 milliards de dollars aux principales banques transatlantiques en 2008 et 2009, avec lesquelles elles ont généré 13 milliards de dollars de profit.

Dans le même temps, la BCE continue d’absorber les actifs pourris des banques de la zone euro, puisqu’après avoir racheté la semaine dernière pour 8,6 milliards d’obligations espagnoles et italiennes au marché secondaire, elle détient désormais plus de 200 milliards d’euros d’obligations « PIIGS » (203,3 milliards exactement). Ces rachats sont financés depuis le début par pure création monétaire que la BCE compensait par des opérations de stérilisation hebdomadaires ; or pour la première fois, la semaine dernière, les banques n’ont pas rendu la totalité des sommes à déposer : un trou de 10 milliards est apparu. Les banques sont tellement en manque qu’elles ne peuvent plus rendre l’argent à moins de faire faillite. D’ailleurs, lors de l’opération de refinancement à sept jours lancée par la BCE mardi dernier, les montants empruntés ont atteint la somme astronomique de 265 milliards d’euros, en hausse de 82 milliards sur novembre, pendant que les fonds déposés chaque soir à la BCE, par les banques rechignant à se prêter entre elles, approchent les 300 milliards.

Le système est mort ; l’acharnement thérapeutique des banques centrales ne pourra pas empêcher les faillites et ne fait qu’alimenter le potentiel hyperinflationniste. Il n’y a qu’un seul remède : prononcer la mise en règlement judiciaire des établissements financiers et rétablir un système de crédit pour le développement économique à long terme de la société. Pour l’instant, un seul personnage politique le propose : le candidat Jacques Cheminade.

Contactez-nous !