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Renforcement naval et préparatifs de guerre contre l’Iran

La rédaction
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La semaine dernière, le porte-avion USS Stennis rejoignait l’USS Eisenhower dans la région du golfe Persique, et selon certaines sources, le USS Nimitz se dirigerait aussi vers ces eaux. L’escadre du Stennis, comprenant plus de 6500 marins, est accompagnée de dragueurs de mines. Selon les déclarations officielles, elle est dans la région pour « effectuer des opérations de sécurité dans les eaux régionales et soutenir les forces terrestres en Afghanistan et en Irak ». Mais la véritable cible est l’Iran. La présence d’autant de bâtiments de guerre sur les lieux crée les conditions dans lesquelles une confrontation « accidentelle » entre forces américaines et iraniennes peut être orchestrée et servir de prétexte à une attaque américaine.

C’est une évidence mise en avant le 19 février par le commandant de la Cinquième Flotte américaine dans le Golfe, le vice-amiral Patrick M. Walsh : « Ce qui me préoccupe est le [danger] d’une erreur de calcul. C’est ce que nous souhaitons éviter, (...) une erreur qui se transforme vite en guerre. » Deux jours plus tard, Sam Gardiner, ancien colonel de l’Armée de l’air qui connaît très bien l’Iran, déclarait : « Je ne pense pas que la décision ait été prise [par l’administration Bush]) d’intervenir contre l’Iran (...) mais les préparatifs ont été faits ». Dans ce contexte, il a cité deux actions : l’envoi de trois chasseurs de mines dans le Golfe et l’annonce du Pentagone, le 14 février, de l’envoi en Irak de 1000 hommes supplémentaires, en plus des 21 500 déjà prévus. Selon Gardiner, ce chiffre correspondrait à peu près aux équipes d’opérations spéciales à déployer en Iran.

Par ailleurs, le 20 février, la BBC citait des « sources diplomatiques » selon lesquelles le commandement central en Floride avait déjà choisi ses cibles en Iran - incluant des bases aériennes et navales, des sites de missiles et des centres de commandement - et n’attend plus que le signal de départ. Le détonateur pourrait être la confirmation d’une activité nucléaire ou encore une attaque en Irak avec « beaucoup de morts américains », attribuée aux Iraniens. La presse américaine parle déjà d’armes « made in Iran » qui auraient tué des soldats américains en Irak. Dans son numéro du 21 février, Defense News a publié un scénario de guerre contre l’Iran dans lequel « l’attaque serait probablement aérienne. Des vagues de missiles de croisière et des avions de guerre chargés d’armes "intelligentes" s’abattraient sur l’Iran depuis des bases en mer et sur terre, et détruiraient les plus importantes capacités nucléaires iraniennes. » La marine américaine pourrait « anéantir la marine iranienne en quelques jours. Les défenses aériennes iraniennes pourraient peut-être abattre quelque chasseurs tactiques à haute altitude (...) avant d’être localisées et détruites. (...) Le premier tour serait une victoire décisive pour les Etats-Unis. »

Dans une interview au quotidien libanais Al-Watan al-Arabi, le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, a lancé une sévère mise en garde. Après avoir souligné le danger d’un « petit accident » qui mènerait à des « conséquences imprévisibles », il s’est dit inquiet que les Etats-Unis utilisent les renforts envoyés en Irak pour mener des attaques contre la Syrie ou l’Iran. « Une escalade du conflit et l’impact que cela aurait sur l’Irak serait une catastrophe, et pas seulement pour le Moyen-Orient. (....) Je crois que Washington le comprend. »

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