Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Réorganisation des structures de pouvoir en Afrique australe et centrale

La rédaction
visites
804
commentaire

Après l’assassinat du dirigeant de l’Unita, Jonas Savimbi, survenu il y a deux mois en Angola, les intérêts anglo-américains ont lancé un processus de réorganisation des structures de pouvoir en Afrique australe et centrale. A l’heure actuelle, les conditions d’un accord de paix sont dictées aux forces vaincues de l’Unita. Il pourrait en résulter un arrangement selon lequel le gouvernement MPLA du président Dos Santos étendrait son contrôle aux vastes régions recelant des ressources en diamants, autrefois contrôlées par l’Unita. Déjà, la production de pétrole brut en Angola est devenue un avoir fort estimable pour les intérêts américains dans la région. Lors de sa visite à Washington, fin février, Dos Santos a assuré le gouvernement américain de sa volonté d’accroître considérablement les livraisons de pétrole aux Etats-Unis.

La prochaine cible sera le Congo. A travers le « Dialogue intercongolais », accueilli par le gouvernement sud-africain à Sun City, la ville du jeu, des pressions massives sont exercées sur le gouvernement de Kabila pour qu’il accepte un « partage du pouvoir » avec les deux groupes rebelles - le Mouvement pour la libération du Congo (MLC) et le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD). Le premier, basé dans le nord-est du Congo, est contrôlé par l’Ouganda et le deuxième par le Rwanda. En 1998, avec l’aide des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, ces deux pays ont organisé l’invasion et la partition du Congo. Après l’assassinat de Kabila père en janvier 2001, Kabila fils, qui lui a succédé à la présidence, a été contraint par la diplomatie américaine, anglaise et belge, d’accepter la légitimité des forces d’invasion ougandaises et rwandaises.

Au-delà d’un « partage du pouvoir » plus ou moins immédiat, ces mêmes intérêts voudraient chasser Kabila du pouvoir car il reste le dernier obstacle au contrôle anglo-américain sur les matières premières du Congo. Londres et Washington règneraient à Kinshasa par l’intermédiaire de Kampala et de Kigali. Ainsi, ce qu’ils n’ont pas réussi à faire militairement en 1998, ils tentent de l’accomplir par des moyens diplomatiques quatre ans après. Un nouveau gouvernement à Kinshasa tenterait d’expulser du pays le Zimbabwe, qui a une influence politique - et des forces militaires - au Congo. Depuis un certain temps, des intérêts anglo-américains tentent de faire tomber le président du Zimbabwe, Mugabe.

Malgré la rhétorique sur la bonne gouvernance et la démocratie, il est clair que le véritable but poursuivi par Washington, Londres, Paris et Bruxelles, en Afrique centrale et australe, est la mainmise sur les immenses richesses naturelles.

Contactez-nous !

Don rapide