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Répercussions de la campagne de Serguei Glaziev

La rédaction
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« L’étoile politique de Glaziev est ascendante, elle est omniprésente dans les médias russes », nous confiait il y a quelques jours un spécialiste français de la Russie. Finalement, les calomnies et les attaques contre le candidat présidentiel indépendant, dans les médias russes et internationaux, jouent en sa faveur. Même les luttes au sein du bloc parlementaire RODINA, où une importante faction s’oppose à sa candidature, contribuent à le renforcer. Selon ce spécialiste, en termes de politique économique, Vladimir Poutine serait attiré par les positions de Glaziev, mais il existe, au sein du gouvernement, des cercles qui s’y opposent fermement et sont prêts à tout faire pour dénigrer l’économiste.

Cependant, ces cercles du Kremlin, qui représentent des « oligarques » apparemment loyaux envers Poutine, se trouvent face à un problème fondamental : pour élire un Président, le taux de participation doit être d’au moins 50%. Même si, le 14 mars, Poutine obtenait 99% des suffrages exprimés, son élection serait annulée si moins de 50% des électeurs s’étaient rendus aux urnes. Or pour mobiliser l’électorat, il faut une campagne électorale qui excite l’intérêt de la population et Glaziev est le seul candidat qui possède cet atout.

Néanmoins, nul ne doute de la victoire du Président sortant. Selon ce « kremlinologue », Poutine prépare un important remaniement pour le lendemain du scrutin. Certains des ministres actuels, appartenant aux « oligarques » loyaux, seraient remplacés par des personnes plus proches des positions de Glaziev. Il se pourrait même que Glaziev se voit confier un poste dans le nouveau cabinet. Lors d’une interview avec le Guardian de Londres du 20 février, l’intéressé ne l’a pas exclu, précisant que « cela dépendra du programme du Président. » Selon lui, Poutine doit, enfin, confronter le pouvoir des intérêts oligarchiques : « Nous avons un très puissant lobby de compagnies pétrolières qui bloque toute tentative d’adopter une taxe sur les ressources naturelles. (...) Nous avons un système d’oligarques et de bureaucrates corrompus . »

Dans une interview au Frankfurter Allgemeine Zeitung du 23 février, Glaziev évoque ses priorités économiques : « Nous devons augmenter l’efficacité de l’Etat dans l’économie. (...) Nous avons besoin d’une vraie politique anti-monopoles et de l’organisation du crédit public, une banque de développement pour l’agriculture et les petites entreprises. Nous avons besoin de plus de justice sociale. Il faut réduire les impôts sur le travail et la productivité et augmenter les taxes sur [l’exploitation] des matières premières. » Parmi ses priorités en politique étrangère, Glaziev a insisté sur son appel « à un nouveau systeme financier international indépendant de l’hégémonie du dollar et soutenu par l’Union européenne, car nous avons tous été transformés, par l’émission incontrôlée de dollars, en instruments des méga-spéculateurs . »

Une semaine avant cet entretien, le candidat présidentiel indépendant avait déclaré dans une conférence de presse à Moscou : « Mon programme est celui d’une participation active de l’Etat dans la stimulation de la croissance économique (...). Le principal moteur de la croissance économique est le progrès technologique et scientifique, et ces facteurs doivent devenir plus actifs, ce qui nous permettra d’établir une économie moderne du XXIème siècle. (...) Le développement ne se réduit pas aux méthodes habituelles de stimulation de la demande, comme il en est question dans la doctrine keynésienne. (...) Ce n’est pas n’importe quelle stimulation de la demande qui assure la croissance économique, mais seulement l’introduction de nouvelles technologies. »

Glaziev a également souligné la nécessité de fournir « des crédits accessibles aux entreprises qui veulent augmenter la production sur la base de la modernisation », y compris « la création d’institutions et de mécanismes de développement, comme des banques de développement ». Quant au rôle de l’Etat, il estime que l’on doit « combiner les mécanismes d’une authentique compétition dans les secteurs du marché où l’Etat n’est pas nécessaire pour le développement économique et, a contrario, donner un rôle important à l’Etat là où il est nécessaire d’encourager la recherche scientifique : c’est-à-dire, une industrie forte consommatrice de science. Sans une politique active de l’Etat dans la science et la technologie, il ne peut y avoir de développement . »

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