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Résistance allemande contre le TSCG et l’europutsch

La rédaction
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6 juillet 2012 (Nouvelle Solidarité) – Au lendemain du sommet européen de Bruxelles du 29 juin suivi du vote au Parlement allemand, diverses factions se mobilisent dans toute l’Allemagne contre le putsch européen en cours et ont saisi la Cour constitutionnelle de Karlsruhe pour faire bloquer la promulgation des deux nouvelles lois votées le 29 juin sur le TSCG (Pacte budgétaire) et le MES (Mécanisme européen de stabilité).

Huit requêtes accompagnées de demandes de référé ont été déposées auprès de la Cour constitutionnelle contre les deux lois, dont deux du parti Die Linke, deux des députés Peter Danckert (SPD) et Peter Gauweiler (CSU), une de l’alliance Mehr Demokratie, une des Electeurs libres (Freie Wähler), une du professeur Karl-Albrecht Schachtschneider (associé à trois autres professeurs anti-euro) et deux autres requêtes de citoyens non identifiés.

La Cour a annoncé qu’elle entendra les requêtes le 10 juillet, et si elle accorde les référés en attendant qu’elle juge les lois sur le fond, leur entrée en vigueur sera retardée de plusieurs semaines.

Le Président de la CSU et Ministre Président de Bavière Horst Seehofer a pour sa part prévenu dans une interview au magazine Stem le 4 juillet que le moment approche où son parti, la CSU, et lui-même ne pourront plus accepter les décisions européennes, et où la CDU se retrouvera, sans son allié historique, à court de majorité au Parlement national.

La CSU est sous pression en Bavière même, car les Freie Wähler (Electeurs libres), qui font partie de ceux qui ont saisi la Cour constitutionnelle, jouissent d’un soutien grandissant dans les régions rurales du land, qui est la base traditionnelle de la CSU.

Le 4 juillet également, l’ancien commissaire européen Günther Verheugen (membre du SPD et lui aussi de Bavière), a déclaré lors d’une émission sur Phoenix TV qu’Angela Merkel avait été trahie d’une manière tout-à-fait anormale par le Premier Ministre italien Mario Monti au sommet de Bruxelles, ainsi que par Paris.

L’expert du SPD pour les questions budgétaires Carsten Schneider a également prévenu il y a quelques jours que son parti pourrait faire échouer le vote prévu d’ici la fin du mois pour le sauvetage, à travers un plan d’aide à l’Espagne, des banques espagnoles, car tout accord en ce sens devrait selon le SPD être accompagné, comme condition préalable, d’un abandon d’une partie des dettes détenues par les autres banques européennes. Même si la position du SPD n’est que l’image miroir de ceux qui demandent à droite des cures d’austérité en retour d’un plan d’aide, tout ceci contribue à faire grandir l’opposition aux deux traités, sous l’immense pression de la population allemande en général.

Le seule question vraiment digne d’être débattue cependant est la nécessité d’un Glass-Steagall global, pour mettre fin une bonne fois pour toutes aux renflouements à répétition d’un système bancaire rongé par la spéculation.

Toute opposition valable aux deux traités (rappelons que le TSCG n’est pas encore ratifié en France) passe ainsi obligatoirement par une mobilisation tous azimuts en faveur d’un Glass-Steagall clair et net, c’est-à-dire sans entourloupe à la Volcker ou à la Vickers.

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