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Résolutions au Sénat contre la guerre en Irak

La rédaction
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Le 29 janvier, au lendemain du discours du président Bush sur « l’état de l’Union », les sénateurs démocrates Robert Byrd et Ted Kennedy ont présenté deux résolutions demandant au président Bush de consulter à nouveau le Congrès et le Conseil de sécurité de l’ONU, avant de se lancer dans une guerre, et d’accorder plus de temps aux inspecteurs pour mener à bien leur travail.

La première résolution demande au Président, de concert avec les autres membres du Conseil de sécurité, de tenter toutes les mesures diplomatiques possibles pour désarmer l’Irak. Elle affirme que les Etats-Unis devraient : obtenir, le cas échéant, une deuxième résolution du Conseil de sécurité autorisant spécifiquement l’utilisation de la forc ; s’engager à nouveau dans la recherche d’une solution au conflit israélo-palestinien ; et redoubler d’efforts pour protéger le territoire national d’attentats terroristes. Le texte donne les conclusions suivantes : les inspecteurs de l’ONU n’ont rien trouvé justifiant une attaque contre l’Irak, les Etats-Unis ne devraient pas attaquer unilatéralement ce pays, l’administration Bush n’a pas présenté suffisamment de preuves pour justifier une guerre. Il ajoute qu’une attaque unilatérale contre l’Irak « pourrait enflammer les passions au Moyen-Orient, attiser encore plus le conflit entre Israéliens et Palestiniens et relancer le terrorisme régional ».

La deuxième résolution appelle le Président à apporter tout son soutien aux inspecteurs de l’ONU et à obtenir du Congrès une nouvelle loi autorisant la force armée pour désarmer l’Irak.

A la tribune du Sénat, le sénateur Byrd a déclaré : « Ce président semble se placer au-dessus des mandats internationaux des Nations unies. Il fait la sourde oreille aux inquiétudes des autres nations et a juré que les Etats-Unis attaqueront l’Irak, quel que soit le jugement des Nations unies. » Il estime que Bush a d’ores et déjà décidé que la guerre est le seul recours possible. Pour le sénateur Byrd, « ce serait une grave erreur pour les Etats-Unis de devancer le travail des inspecteurs des Nations unies et de lancer une invasion de l’Irak sans rechercher le soutien explicite du Conseil de sécurité. (...) Si nous dénonçons Saddam Hussein pour le motif qu’il n’a pas respecté les résolutions de l’ONU sur le désarmement, comment pouvons-nous alors agir contre lui sans le soutien des Nations unies ? »

Ted Kennedy, sénateur du Massachusetts, a proposé de rouvrir le débat lancé en octobre dernier sur la résolution autorisant l’utilisation de la force. Depuis cette époque, « les circonstances ont considérablement changé. Au fil du temps passé, les événements ont renforcé ma conviction selon laquelle il s’agit de la mauvaise guerre au mauvais moment. » Après avoir énuméré diverses conséquences possibles d’une attaque en Irak, Kennedy lança cet avertissement : « La guerre ne sera pas aussi facile que l’administration voudrait nous le faire croire. Elle pourrait s’avérer la première grande catastrophe humanitaire du XXIème siècle . »

Dans un commentaire du Los Angeles Times du 29 janvier, Kennedy s’inquiète du fait que le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, aurait demandé au Strategic Command de préparer des plans pour une éventuelle utilisation préventive d’armes nucléaires en Irak. Cette éventualité, d’après Kennedy, devrait « déclencher les sonnettes d’alarme » car cette guerre ne serait pas seulement injuste mais risquerait « d’échapper à tout contrôle ».

Une frappe préventive serait « la décision la plus fatale depuis l’attaque nucléaire sur Hiroshima. L’idée même d’envisager une première frappe d’armes nucléaires, dans les circonstances actuelles et contre une nation non nucléaire, brouille dangereusement la distinction cruciale et historique entre armes conventionnelles et nucléaires. Dans le cas de l’Irak, c’est absurde. Les armes nucléaires appartiennent à une catégorie à part, et ce pour de bonnes raisons - leur puissance destructrice unique et leur capacité de menacer la survie même de l’humanité. On les maintient bien séparées des autres moyens militaires, en raison de l’engagement absolu de tout faire pour qu’elles ne soient plus jamais utilisées. Elles ne devraient être utilisées que dans les circonstances les plus extrêmes - par exemple, si l’existence de notre nation était menacée . »

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