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« Rétention de sûreté » : une loi qui date de Weimar 1933

La rédaction
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Le 21 février 2008 (Nouvelle Solidarité), Paris - Le Parlement français a adopté le 6 février la nouvelle loi sur « la rétention de sûreté » qui consiste à prolonger l’enfermement de certains prisonniers à la fin de leur peine. Et ceci malgré les protestations de bon nombre de juristes de premier plan dont l’ancien ministre de la Justice Robert Badinter.

Les défenseurs de cette loi ont argumenté que des lois assez semblables figurent dans la législation d’autres pays démocratiques, et le député UMP Georges Fenech s’est référé au « dispositif allemand », introduit dans ce sens sous la république de Weimar en 1933.

Scandalisé, l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné du 20 février révèle, preuves à l’appui, que cette loi sur la Sicherungsverwahnung adoptée le 24 novembre 1933 « porte une signature illustre : celle du chancelier du Reich, Adolf Hitler, » et qu’elle avait comme objet de lutter contre « les récidivistes dangereux » en vue d’assurer « la sécurisation de la société ».

Bien qu’Elisabeth Guigou, lors du débat parlementaire, ait souligné la filiation du texte avec « cette philosophie positiviste qui a conduit aux pires débordements de l’Allemagne nazie », la loi fut adoptée et la majorité fut outrée d’un tel rapprochement. Pour sa part, Rachida Dati se déclarait « profondément choquée ».

Comme le note Le Canard  : « la question est désormais de savoir ce qui choque le plus : la loi française, la loi de l’oncle Adolf ou le mélange des deux ? »

Espérons que le Conseil constitutionnel, chargé d’examiner cette loi aujourd’hui, corrige donc au plus vite cette dérive abominable.

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