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Retour dans le monde réel : l’économie s’effondre

La rédaction
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Même l’annonce des succès militaires en Irak n’a pas suffi à faire remonter la « confiance » des investisseurs et des consommateurs aux Etats-Unis. Non seulement les récentes statistiques sur la consommation des ménages et les ventes au détail sont mauvaises ou mitigées, mais l’inquiétude gagne les investisseurs à la publication des rapports trimestriels sur les profits des grandes sociétés américaines. Il en ressort, en effet, que l’implosion des profits s’est poursuivie sans répit au premier trimestre 2003, reflétant l’état de toute l’économie. La réunion de printemps des gouverneurs de banques centrales et des ministres des Finances du G-7 à Washington, profondément divisés sur l’Irak et sur l’incapacité de relancer l’économie, fut un non-événement.

Le 3 avril, le secrétaire au Trésor américain, John Snow, a dû admettre que l’économie américaine est frappée par des problèmes beaucoup plus graves que l’effet de la guerre d’Irak sur la consommation et les investissements. Snow a évoqué « la faiblesse sous-jacente de l’économie » et a parlé de la « nécessité de se protéger » contre une nouvelle récession. Le Washington Post du 4 avril a noté que le président Bush est dans un état proche de la panique à cause de la situation économique, car d’après les calculs de ses conseillers, il faudrait au moins 9 mois pour stimuler une relance. Or, Bush a absolument besoin d’une reprise d’ici le deuxième trimestre de l’année prochaine, sinon il peut dire adieu à sa réélection.

En ce qui concerne l’emploi, on s’étonne que le taux de chômage officiel n’ait pas varié depuis le début de l’année alors que le Bureau des statistiques du Travail (BST) a rapporté, le 4 avril, que 108 000 postes avaient été supprimés en mars, après la disparition de 350 000 emplois en février. Même le Wall Street Journal commentait : « Avec tout ce qui va mal dans l’économie américaine, les économistes commencent à soupçonner que le taux de chômage actuel de 5,8 % (...) est sous-estimé par rapport au véritable niveau de détresse qui affecte le marché du travail . »

Le quotidien de Wall Street révèle certaines astuces par lesquelles le BST minimise le nombre réel de chômeurs. « Beaucoup de travailleurs licenciés (...) s’installent comme consultants indépendants, travaillant à partir de chez eux. » Nombre d’entre eux ne travaillent qu’un tiers des heures qu’ils faisaient en tant que salariés - ou bien ne travaillent pas du tout, faute de clients - mais ils sont encore comptés par les autorités comme ayant un emploi. Par ailleurs, la catégorie de ceux qui, après des mois de recherche d’emploi, sont « trop découragés pour chercher du travail », a augmenté de 360 000 l’an dernier. Or, le BST ne les comptabilise pas dans la population active, donc dans les statistiques de chômage. Le Wall Street Journal note que « certains choisissent de prendre n’importe quel emploi, travaillant à temps partiel pour de bas salaires en échange de quelques bénéfices d’assurances maladie. » Ces travailleurs sont « à temps partiel pour des raisons économiques ». Leur nombre a augmenté de 500 000 au cours de l’an dernier.

Selon les estimations de l’EIR, il y avait en mars 2003 4,76 millions de personnes dans la catégorie « chercheur d’emploi » et 4,7 millions dans la catégorie « à temps partiel pour des raisons économiques ». En plus du chômage officiel de 8,45 millions, cela signifie un chômage réel de 17,91 millions de personnes, soit un taux de 11,9 %.

En raison de la hausse du chômage et des coûts du logement, on s’attend, selon l’économiste Doug Duncan de l’Association des banquiers hypothécaires d’Amérique, à un nombre croissant de défauts de paiements sur les dettes hypothécaires. Selon lui, les propriétaires de logement sont pénalisés par la hausse des coûts de chauffage, l’augmentation des taxes sur la propriété, décidée par des municipalités en détresse, et la flambée du coût des assurances. Or, « si le chômage augmente, alors vous aurez un véritable problème », c’est-à-dire un accroissement des défauts de paiement.

En Angleterre aussi, les problèmes économiques s’aggravent et commencent à provoquer des troubles publics. Le 8 avril, le syndicat du secteur privé Amicus, qui compte 1,1 million d’adhérents, a lancé un appel au gouvernement pour qu’il traite les deux crises jumelles : retraites et industrie. Pour une majorité écrasante de ses membres, la préoccupation principale est l’insécurité de l’emploi combinée à la peur de voir disparaître leurs pensions de retraite, en raison du krach sur le marché boursier. Le secrétaire général d’Amicus, Derek Simpson, a dit : « Ces gens sont la base du Parti travailliste, et pour convaincre ces électeurs déterminants de soutenir le Parti travailliste, il faut s’occuper des questions qui les inquiètent. » Gordon Brown a admis le 9 avril que le gouvernement devait revoir à la baisse son évaluation de croissance de l’économie britannique pour la deuxième fois en cinq mois. L’année dernière, la production industrielle en Grande-Bretagne a baissé de 4 %, soit la plus forte chute annuelle depuis 12 ans. Sur le plan extérieur, les exportations vers les Etats-Unis s’effondrent et l’an dernier, le déficit commercial britannique a atteint son niveau le plus bas depuis qu’on a commencé à le répertorier, au XVIIème siècle. La confiance des consommateurs a atteint en mars son plancher de 8 ans. Cette année, le déficit budgétaire gouvernemental pourrait être le plus élevé depuis que le Parti travailliste est arrivé au pouvoir, il y a six ans.

Entre-temps, au Japon, la crainte d’une dislocation systémique du secteur bancaire a fait plonger l’indice Nikkei à son plancher absolu depuis 20 ans. Selon les nouveaux chiffres publiés le 9 avril par l’Institut de recherche sociale du gouvernement japonais, les commandes de machines de base dans le secteur privé ont baissé de 9,6 % en février par rapport au mois précédent. Les commandes de machines de base, qui excluent la construction navale et les compagnies d’électricité, sont considérées comme un indicateur-clef des dépenses en capital des 6 à 9 mois à venir. En même temps, les commandes publiques de machines ont baissé de 21,2 % au Japon et celles commandées par l’étranger ont chuté de 20,1 %. En termes de catégories, les plus frappées sont le transport (- 39,6 %) et l’équipement des services d’informations (- 35,2 %).

En Allemagne, le président de l’Association allemande de construction de machines, Diether Klingelnberg, a déclaré à la Foire industrielle de Hanovre que 25 000 emplois seront éliminés cette année dans le secteur. La consommation domestique de machines se contracte, tandis que les exportations vers les Etats-Unis, a-t-il dit, sont menacées par le conflit politique transatlantique. Toutefois, ces problèmes sont contre-balancés par l’augmentation des exportations vers la Chine, la Russie et le Moyen-Orient.

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