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Retour de bâton pour Blair

La rédaction
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Le scandale sur les prétendues ADM irakiennes, risque de coûter très cher à Blair et à son gouvernement. Le 5 juin, l’Independent publiait un commentaire, intitulé « Blair doit partir, s’il a tort à propos de ces armes », et rédigé par l’un des ténors du parti travailliste, lord Denis Healey (86 ans), ancien ministre de la Défense et des Finances.

Le Premier ministre britannique est particulièrement vulnérable car il a basé toute sa plaidoirie en faveur de la guerre sur la seule question des ADM irakiennes. Son gouvernement et lui-même ont eu recours à des manipulations et des distorsions grossières pour défendre leur politique. Le 4 juin, lors de débats particulièrement houleux au Parlement, Blair a survécu à un vote sur une résolution - introduite par l’opposition du libérale démocrate, soutenue par les conservateurs et onze députés travaillistes - appelant à une « enquête publique exhaustive » sur la falsification du renseignement, visant à entraîner la Grande-Bretagne dans la guerre. Le Premier ministre britannique a voulu limiter les dégâts en annonçant que la commission sur le Renseignement tiendrait des auditions sur l’affaire, une manoeuvre grossière car cette commission remet ses conclusions directement - et secrètement - au bureau du Premier ministre. Finalement ce qui a sauvé Blair, c’est le piteux discours du dirigeant conservateur Ian Ducan-Smith.

L’ancienne ministre du Développement international, Clare Short, qui a démissionné le 12 mai, a lancé des accusations particulièrement dévastatrices pour Blair. Dans son intervention à la Chambre des Communes, elle a déclaré : « D’importantes personnalités de Whitehall m’ont dit que l’été dernier le Premier ministre avait accepté la date du 15 février pour le lancement d’une action militaire - date qui fut plus tard reportée à la mi-mars. (...) Dire qu’il y a eu tromperie sur l’engagement d’une action militaire, c’est faire une accusation très grave, et je le fais. Si l’on peut nous tromper là-dessus, alors sur quoi ne pourra t-on pas nous tromper ? »

Certains observateurs estiment que si Blair n’est pas obligé de quitter le pouvoir, il pourrait néanmoins « finir par en avoir assez et démissionner ». Selon le professeur Corelli Barnett de l’Université de Cambridge, « Blair pourrait survivre un certain temps, mais toute cette affaire l’a mortellement atteint. Son charme ne fonctionne plus, son ascendant est détruit . »

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